Accident_de_la_route.jpgL’information publique sur la sécurité routière fait un grand usage des statistiques de tués sur les routes, et elle privilégie les chiffres absolus les plus récents, et les comparaisons temporelles ou spatiales les plus évidentes. Les médias ne sont pas seuls responsables : la communication gouvernementale fait la même chose. Ce faisant, elle oriente le public vers des interprétations hâtives : c’est toujours le comportement supposé des conducteurs, et l’efficacité supposée des politiques publiques, notamment de la répression, qui sont mis en avant pour expliquer les évolutions. Grosso modo, la communication en matière de sécurité routière se résume à ceci : si le nombre de tués diminue, le gouvernement se félicite de l’efficacité de son action ; si le nombre de tués augmente, c’est que les conducteurs se relâchent ! C’est tout de même plus compliqué que cela.

Photo : metronews.fr