Livre_Raflik.jpgFace à la sidération consécutive aux récents attentats terroristes, toute tentative de recul apparaît comme un impératif en réponse au déferlement des experts télévisuels assénant nombre de contre-vérités à longueur d’interventions calibrées pour le cycle perpétuel d’information en continu.
Dans son dernier ouvrage, Terrorisme et mondialisation, l’historienne Jenny Raflik, maître de conférences à l’Université de Cergy-Pontoise, entend ainsi « faire de la question du terrorisme un objet à part entière en histoire des relations internationales » (p. 7). Il s’agit ainsi de faire du terrorisme un objet d’étude légitime pour l’historien. Il ne l’est pas encore au sein de l’Université française où il est perçu comme un phénomène difficile à circonscrire strictement, et d’une actualité sans cesse renouvelée pouvant obérer son existence pluricentenaire. Il s’agit par ailleurs d’ancrer l’étude du terrorisme dans le champ qui serait le plus à même de restituer les caractéristiques fondamentales de son évolution depuis le XIXe siècle, l’histoire des relations internationales, afin de rendre compte des multiples internationalisations du phénomène depuis un siècle et demi.