Facts_And_Myths.jpgLe Canada fait figure de modèle en Occident pour ce qui a trait aux programmes de réinsertion et de lutte contre la récidive. Aux dépens d’analyses criminologiques et psychologiques approfondies, aujourd’hui toutes deux reléguées au dernier rang, ces programmes correctionnels sont présentés comme la clé du succès face à la récidive. Il s’agit pourtant avant tout d’une croyance, reposant sur une vision naïve de la plasticité humaine. A ce jour, aucune enquête externe menée en toute indépendance n’a encore été produite quant à leurs coûts et bénéfices réels. Pire : la littérature scientifique fournit tous les éléments pour conclure que ces programmes comportementalistes n’ont pas d’efficacité globale sur une population carcérale composée souvent de criminels endurcis qui ont appris à répondre ce que l’agent du programme veut entendre. Il serait beaucoup plus utile d’utiliser ces fonds publics et ces agents de l’administration pénitentiaire pour donner aux détenus la véritable scolarité et les véritables certifications professionnelles qui leur font si souvent défaut et qui leur seraient d’une aide bien plus sûre le jour où ils voudraient réellement se réinsérer.

Illustration : indianatransgendernetwork.com