sas_prison.jpgDans cet article, nous présentons les principaux résultats obtenus à l’issue d’une étude sur la sexualité en milieu carcéral au sein de dix établissements pénitentiaires belges entre 2012 et 2013. Recourant à une méthodologie quantitative et prenant un appui théorique sur les découvertes de Sykes (1958), et plus particulièrement le modèle de privation, notre recherche se centre sur l’étude de la sexualité incarcérée non seulement à travers les enjeux majeurs qu’elle revêt pour les individus concernés mais aussi à travers son impact sur la dynamique institutionnelle. Découvrant la permanence du désir sexuel malgré les contraintes privatives de la prison, notre étude met en évidence que les personnes incarcérées cherchent à s’adapter pour compenser l’absence de sexualité.

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