Cela fait trente ans que la première « salle de consommation à moindre risque » (SCMR) a ouvert en Suisse et depuis, il n’y a pas eu mort d’homme (ni de femme, d’ailleurs). Littéralement, comme l’explique la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), « aucune surdose mortelle ne s’est jamais produite dans les SCMR. »
Au contraire, le bilan des salles suisses nous apprend que la supervision de la consommation a des effets positifs sur la diminution des décès liés aux surdoses et de la prévalence du VIH chez les consommateurs des drogues. D’autres expériences en Europe confirment ces effets positifs. Alors pourquoi donc une telle aversion en France à ce type de dispositif ?