ghetto_youth.jpgQuelle est la nature du stigmate porté par les quartiers français d’habitat social, voire par des communes ou un département entier comme celui de la Seine-Saint-Denis ? Quel est ce « quelque chose » qui les disqualifie et les empêche d'être pleinement acceptés par la société ?
C’est au tout début des années 1970 que les autorités nationales ont commencé à incriminer l’urbanisme des grands ensembles, dont l’État avait pourtant planifié la construction à grande échelle au cours des années précédentes. Jugée mal équipée, trop massive et compacte, voire criminogène, cette forme d’habitat aurait encouragé les conduites déviantes chez les jeunes et anémié toute vie sociale. Force est de constater, quelques décennies plus tard, que le stigmate n’a pas disparu malgré le Programme national de rénovation urbaine.

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