radicalisation_ecole.jpgDepuis les attentats de janvier 2015, la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, demande à ses troupes de signaler à leur hiérarchie tout changement d’attitude, comportement ou propos d’élève pouvant laisser penser qu’il se«radicalise» religieusement. Une procédure a été mise en place : le chef d’établissement transmet l’alerte au rectorat (il y a désormais un référent «radicalisation») qui informe aussitôt la préfecture. Lors de la dernière année scolaire, 1 848 cas ont été signalés, sur les 12,5 millions d’élèves (lire ci-contre). Dans le lot, combien de suspicions se sont révélées fondées ? Mystère. Le ministère de l’Éducation renvoie la balle à l’Intérieur, qui rétorque que ces signalements tombent dans «le tuyau général», et qu’il est donc impossible d’avoir une vision détaillé

Illustration : lalibre.be