footballleaks.pngLes documents Football Leaks, analysés par Mediapart et ses partenaires du consortium de journalistes d’investigation EIC, dévoilent pour la première fois la face noire de "Doyen sports". Une histoire où se mêlent sociétés écrans à Malte et aux Émirats, soupçons d’évasion fiscale, filles convoyées d’Europe de l’Est, commissions occultes par millions pour faciliter les transferts, conflits d'intérêts et contrats douteux signés par des prête-noms.
Si la firme a pu prospérer avec de telles méthodes, dans l’indifférence générale, c’est parce que le terreau était fertile. Doyen n’est que le symbole d’une réalité très éloignée des terrains, soigneusement dissimulée derrière les images léchées des retransmissions télévisées : celle d’un marché des transferts devenu une foire aux bestiaux ultra spéculative à 4 milliards d’euros par an, où les scrupules ont été depuis longtemps anesthésiés par l’argent.