attentat_berlin_19_decembre_2016.jpgLa réaction européenne s'organise face à l’attaque commise par un camion fou, le 19 décembre, au marché de Noël de Berlin. Échafaudée après celles de Paris, puis celle de Nice, l'UE se structure sa réponse dans un domaine qui, traditionnellement, relève des compétences nationales. Trois chantiers sont en cours : le renforcement du centre antiterroriste d’Europol, la réforme du système d’information Schengen (SIS) et l’adoption de la directive « armes à feu ».
L’impulsion politique est forte et les progrès tangibles, mais il convient de s’intéresser à la nature des réponses à apporter. Dans nos sociétés de réseaux et d’information, la peur et la la surenchère politique priment.La réaction, qui consiste à réduire les libertés publiques, à « dés-exceptionnaliser » l’état d’exception, à créer un « droit pénal de l’ennemi », ou encore à dépeindre l’islam comme un partenaire de guerre de civilisations, correspond en réalité aux attentes de Daesh.