Manifestation_affaire_de_tarnac.jpgAprès huit ans de procédures et d’atermoiements judiciaires, la chambre criminelle de la Cour de cassation vient d’écarter définitivement la qualification terroriste à l’encontre de Julien Coupat et de ses comparses. Coupat et son ex-compagne, soupçonnés d’avoir posé un crochet sur la caténaire d’une ligne TGV, seront jugés pour «association de malfaiteurs» et «dégradations en réunion», les autres étant simplement renvoyés pour «refus de se soumettre à des prélèvements biologiques» ou «recel de faux documents administratifs».
C'est la fin d'un feuilleton politico-judiciaire et d'une vaste manipulation initiée par Alain Bauer qui s'y sera ridiculisé, suivi par Nicolas Sarkozy (alors Président de la République), Michèle Alliot-Marie (alors ministre de l'Intérieur) et les patrons de plusieurs directions de la police nationale, trop pressés de satisfaire le pouvoir politique au lieu de faire leur travail dans le respect des procédures et de l'éthique.