Logo_FCPE.jpg« L’exclusion temporaire, c’est vrai que ça ne marche pas vraiment, mais je crois qu’on l’utilise beaucoup ». Monsieur M., chef d’établissement, illustre par cette seule phrase le constat partagé par nombre de ses collègues sur les usages liés à cette sanction qui marque l’éviction provisoire d’un élève de son établissement, pour une durée de trois à huit jours maximum. Ces sanctions se distinguent des exclusions de classe perçues comme moins dures sur l’échelle des sanctions, puisque l’élève reste physiquement dans l’établissement, au contraire des exclusions temporaires où l’accueil en interne est rare.
L’enquête sur laquelle nous nous appuyons est née d’observations récurrentes dans plusieurs établissements de la région parisienne : l’exclusion temporaire y est massivement utilisée, sans toujours que les personnels qui décident d’en faire usage mesurent ses proportions.