Socrates_Salgado_corruption_Portugal.jpgAu terme de près de quatre années d’enquête, le ministère public portugais a publié mercredi 11 octobre l’acte d’accusation, épais de 4 000 pages, de « l’opération Marques », une affaire de corruption politico-financière d’une ampleur sans équivalent en Europe occidentale. Au premier rang des 28 accusés, l’ancien premier ministre José Socrates fait face à 31 chefs d’accusation, pour corruption passive, blanchiment de capitaux, faux en écriture et fraude fiscale caractérisée. L’accusation conclut notamment que le dirigeant socialiste, au pouvoir à Lisbonne de 2005 à 2011, a reçu sur des comptes en Suisse quelque 24 millions d’euros en pots-de-vin.