Les ministres de la justice de l’Union européenne (UE) ont approuvé, jeudi 12 octobre, le projet de création d’un parquet européen. Cette nouvelle institution indépendante sera basée au Grand-Duché et aura à sa tête un « chef de parquet » et deux adjoints. Elle sera composée d’un procureur par État membre et de procureurs européens délégués dans chaque pays, chargés de conduire les investigations et de traduire les fautifs devant les tribunaux. Le rôle de ces derniers et leur degré d’indépendance ne semblent pas totalement éclaircis. Ils dépendront, en effet, de leurs collègues nationaux pour collecter des preuves et lancer des procédures, qui ne sont, par ailleurs, pas les mêmes dans tous les États membres.
Le parquet complétera l’activité de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), qui ne peut produire à Bruxelles que des recommandations à destination des autorités judiciaires nationales. Entre 2009 et 2015, la moitié d’entre elles seulement ont été suivies d’effet, note l’ONG anticorruption Transparency International.