Biens_mal_acquis.jpgA qui profite le crime ? Telle est la question à l’origine du rapport d’enquête du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) sur la fortune des potentats publié il y a tout juste 10 ans. Ce rapport fut le point de départ de l’affaire dite des « Biens Mal Acquis ».
Les avoirs issus de la grande corruption procèdent pour l’essentiel de faits traduisant un manquement des agents publics à leur devoir de probité (et impliquent donc de l’argent volé aux caisses de l’Etat et donc, aux contribuables) si bien que le bon sens et l’équité commanderaient de les mettre au profit des populations victimes de tels agissements et, notamment, au profit des catégories les plus pauvres qui n’ont pas les moyens de s’offrir les services de base (eau, électricité...) que leur État manque à leur fournir. Ces dernières sont en effet les premières victimes de la corruption de leurs élites dirigeantes.

Photo : transparency-france.org