Sociologie_2017_4.pngDécrété par le Président de la République et le gouvernement à l’issue du Conseil des ministres le 13 novembre 2015, et renouvelé cinq fois depuis, l’état d’urgence constitue un régime juridique autorisant l’État à prendre des mesures restreignant exceptionnellement les libertés (à commencer par la liberté d’aller et de venir, limitée par les mesures de couvre‑feux, d’assignation à résidence et d’interdiction de séjour ou de paraître dans certains lieux, mais également la liberté de se réunir, de manifester ou d’organiser des spectacles et autres manifestations publiques) en s’affranchissant d’un certain nombre de principes généraux du droit (en particulier en donnant des moyens d’action exceptionnels à la police, principalement en matière de perquisitions, sous contrôle du juge administratif et non du juge judiciaire).

- Christian Mouhanna, "État d’urgence, état des lieux : abus de police et usure démocratique".
- Françoise Lorcerie et Benjamin Moignard, "L’école, la laïcité et le virage sécuritaire post‑attentats : un tableau contrasté".
- François Pellegrini et André Vitalis, "La création du fichier biométrique TES : la convergence de logiques au service du contrôle".