Une étude scientifique vient de réévaluer à la hausse, et de façon spectaculaire, les effets de l’exposition au plomb sur la santé. Cet élément chimique, très présent dans notre environnement, peut être ingéré ou respiré. Il serait responsable d’une part plus importante que prévu de la mortalité aux États-Unis, notamment pour cause de maladies du cœur et des artères. Le chiffre avancé par les chercheurs est de 412 000 morts chaque année.
On peut se demander si les conclusions de cette étude, dont la méthodologie est solide, concernent également la France. Car dans les deux pays, les individus ont été confrontés à des sources d’exposition comparables, essentiellement de l’air contaminé par le plomb contenu dans l’essence des voitures et rejeté par les pots d’échappement – désormais interdit.