La_sexualite_des_adolescents.jpgA l’occasion du vote du projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes, les débats se sont focalisés sur l’article 2, adopté le 16 mai en première lecture par l’Assemblée nationale. L’article vient compléter les articles du code pénal qui disposent, depuis 1992, qu’une personne majeure peut être poursuivie « s’il est établi qu’elle a exercé sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de 15 ans ».
Dans un souci légitime de protection des mineurs, on postule ainsi que les adolescents de moins de 15 ans ne sauraient avoir des rapports sexuels consentis.
L’enjeu aurait assurément mérité une réflexion approfondie, associant chercheurs, juristes et professionnels des violences. En l’état, la nécessité de pallier juridiquement la difficulté à prouver la contrainte et les connaissances scientifiques incitent à retenir l’âge de 13 ans et non celui de 15 ans prévu dans le projet de loi en débat.

Illustration : moloch-auteur.com