En France, alors que quelques substances psychoactives synthétiques circulaient ponctuellement depuis les années 1990, c’est à la fin de la décennie 2000 qu’a commencé à être évoquée la diffusion d’une grande diversité de nouvelles molécules synthétiques. Elles présentaient la caractéristique commune de ne pas être inscrites sur la liste des stupéfiants des conventions internationales, d’où leur dénomination initiale de legal highs. Après de premiers signalements sur le territoire de « Spice » et de méphédrone, l’appellation de « nouveaux produits de synthèse (NPS) » a été utilisée pour qualifier un vaste ensemble de molécules imitant les structures chimiques et les effets de drogues illicites traditionnelles comme le cannabis, la MDMA ou la cocaïne. Et tandis que le phénomène devenait de plus en plus perceptible dans l’Hexagone, un nombre rapidement croissant de ces produits étaient identifiés en Europe, constituant un défi pour l’ensemble des acteurs publics (figure 2).