Noyer les problèmes économiques et sociaux qui s’expriment avec les gilets jaunes dans une jacquerie postcoloniale de quelques précaires, dont la frange de la jeunesse la plus marginalisée se livre à des exactions qui ne peuvent qu’être condamnables, est une erreur politique. C’est même une irresponsabilité. Car on le sait quand un problème n’est pas traité politiquement, il finit dans la rue et dans les urnes. L’ordre public n’est plus respecté quand l’ordre social apparaît injuste notamment pour les jeunes réunionnais.
A La Réunion, la faillite économique, la précarité et le conflit ethnique et social guettent. Comment les politiques réunionnais et le gouvernement français peuvent-ils rester sourds à la situation catastrophique que connaît l’île ? Comment ne pas comprendre que La Réunion risque aujourd’hui de voir imploser sa société déjà bien fragilisée par le chômage et la précarité, et dont les gilets jaunes et lesdites cagoules noires n’en sont qu’une expression ?