À caractéristiques identiques, sur la période 2010-2016 étudiée, les jeunes en insertion des quartiers prioritaires accèdent moins aux contrats en alternance après une période de chômage ou d’inactivité. On retrouve ici les obstacles généraux d’accès au marché du travail. Ce type de contrat ressemble davantage à un contrat classique qu’à un contrat aidé : les jeunes des quartiers prioritaires se trouvent en concurrence avec les autres jeunes de la zone d’emploi. Contrairement aux contrats aidés, les aides versées aux entreprises ne ciblent pas particulièrement les jeunes des quartiers prioritaires, et ne les incitent donc pas à les embaucher.