Issus du « Pacte de relance pour la ville », les centres éducatifs renforcés (CER) ont été créés en 1996 comme alternative à l’incarcération pour être le dernier maillon avant la prison. La CNAPE et ses associations adhérentes gestionnaires de CER constatent une absence de portage politique de ce dispositif qui est peu connu et peu valorisé. Elles s’interrogent fortement sur la pérennité et le devenir des CER.
Ce questionnement s’inscrit dans une préoccupation plus générale portant sur l’état et le devenir du placement judiciaire. Vingt ans après leur création, l’expérience accumulée par les CER mérite d’être capitalisée et analysée. Leur place et leur rôle doivent être questionnés au regard du contexte actuel et du nouvel environnement dans lequel ils inscrivent leur action (évolution de la société, du cadre législatif et réglementaire, du paysage pénal, des besoins et problématiques des jeunes, etc) afin d’envisager les évolutions nécessaires pour améliorer les réponses apportées dans l’intérêt des jeunes pris en charge.