George W. Bush a lancé, en riposte aux attentats du 11 septembre 2001, une « guerre globale contre la terreur ». Les membres effectifs d’Al-Qaida n’étaient alors qu’un ou deux milliers. Dix-huit années plus tard, cette « guerre » aux nombreuses évolutions a causé des centaines milliers de victimes et englouti des centaines de milliards d’euros. Mais les partisans d’Al-Qaida, de Daech et de leurs organisations affiliées sont désormais des dizaines de milliers, avec des centaines de milliers de sympathisants, présents dans le monde entier. Certes, les jihadistes ne disposent plus de territoire sous leur contrôle exclusif, mais ce n’était pas non plus le cas en 2001. Le caractère fondamentalement militaire de ces campagnes « anti-terroristes » explique une bonne part de leur bilan contrasté.