La réduction de la circulation des virus grâce à la limitation des contacts sociaux est indiscutable. Dans ce cadre, le confinement, qui invite à restreindre le plus possible les échanges, a nécessairement un impact sur l’épidémie et par conséquent sur le nombre de morts. Au-delà de ce principe général très simple, il est bien plus complexe d’évaluer de façon précise les effets comparés des mesures de confinement total et de confinement partiel ou encore d’évaluer le nombre précis de décès qui pourrait avoir été évité grâce à tel ou tel dispositif.
Plusieurs exemples l’ont déjà mis en évidence, les modélisations présentent certaines limites (si ce n’est des limites certaines) notamment parce qu’elles ne parviennent pas nécessairement à anticiper les dynamiques propres des épidémies, qui ont jusqu’à aujourd’hui résisté aux abstractions mathématiques même les plus sophistiquées. Cette réserve doit probablement demeurer à l’esprit à l’heure d’apprécier les estimations présentées par une équipe de l’École des hautes études en santé publique (EHESP).