Le paradoxe est que les jeunes, largement épargné·es par la crise sanitaire, risquent d'être les premières victimes de la crise économique et sociale qui va suivre. En réalité, cette génération est touchée sur plusieurs fronts.
Le premier, et peut-être un des plus importants parce qu'il risque de laisser des traces durables, est le front scolaire. Chaque vague d'enquête PISA montre que la France était déjà, avant la crise sanitaire, un des pays de l'OCDE dans lequel les écarts de performances entre les bon·nes élèves et les élèves aux résultats médiocres étaient les plus élevés, et avaient plutôt tendance à s'aggraver. Il est évident que le confinement va encore accroître ces inégalités de réussite.
L'emploi est évidemment un autre front sur lequel les jeunes vont payer un lourd tribut. En effet, les entreprises en difficulté vont prioritairement ne pas renouveler les CDD et les contrats d'intérim, massivement occupés par des jeunes.