Deux ans après sa triple mise en examen dans l’affaire des financements libyens, Nicolas Sarkozy a écopé, lundi 12 octobre, dans le même dossier, d’un quatrième chef de mise en cause, une première dans l’histoire judiciaire pour un ancien chef de l’État : « association de malfaiteurs ».
Selon nos informations, l’ancien président de la République a été mis en examen par les juges Aude Buresi et Marc Sommerer, au terme de quatre jours d’interrogatoire, débutés le 6 octobre, et près de quarante heures d’auditions cumulées, pour « association de malfaiteurs » en vue de la préparation de délits punis de dix années d’emprisonnement (corruption et détournements de fonds publics libyens).