Livre_Bensimon.pngDepuis une bonne vingtaine d’années, plusieurs milliers d’articles de recherche consacrés à la pornographie juvénile ont eu et continuent d’avoir pour seul et unique champ d’intérêt la cyberpédophilie alors que l’écriture semble échapper à toute analyse, que le contenu soit fragmentaire ou à dessein, le premier étant sujet à interprétations au regard de la loi, le second condamnable parce que sans équivoque. Cette absence s’explique en partie par le déferlement d’images sans fin montrant des enfants victimes d’abus sexuels. Des images qui servent de pistes au personnel clinique afin de tenter de comprendre et aux policiers, de pièces à conviction pour débusquer ceux qui alimentent ce marché. Tout à l’opposé, et à condition qu’elle ne soit pas illustrée : l’écriture pédophilique. Des écrits qui n’ont plus cet attrait d’antan qui, en d’autres temps et d’autres lieux, connurent leurs heures de gloire couronnées de prix littéraires.