Livre_Olivier_Tesquet.jpgDes officines de toutes tailles, hier positionnées sur le juteux secteur de la sécurité, pivotent vers un nouvel impératif, celui de la traque des corps malades – un levier encore plus puissant que la lutte contre le terrorisme. Des applications de traçage, de “suivi des contacts”, sont développées un peu partout, misant sur le numérique pour endiguer la course du virus. Dans le ciel, des drones sortis d’un futur proche ont fait respecter le confinement. On a confié à des caméras le soin de s'assurer du port du masque et du respect de la distanciation sociale.
La crise sanitaire a mis au jour la présence de ces dispositifs de surveillance toujours plus nombreux, dont elle a dans le même temps assis la légitimité et accéléré la banalisation. Faut-il craindre la généralisation d’une surveillance dite de masse ? S’agit-il plutôt d’une massification de la surveillance ?