Photo_fichier_par_fredbezies_sur_flickr.jpgLe 20 novembre 2009, jour anniversaire de la déclaration internationale des droits de l’enfant, Nicolas Sarkozy annonçait des Etats généraux de l’enfance. Dans sa lettre de commande le président de la République précisait qu’il s’agit « d'améliorer la transmission de l'information préoccupante (...) pour éviter que le nomadisme de certaines familles ne leur permette d'échapper au contrôle et à la surveillance des services sociaux ».
Résumer l’aide sociale à l’enfance à la lutte contre le nomadisme ne pouvait que susciter de grandes réserves. Très vite ATD-Quart Monde avait fait part de sa « stupeur et indignation » en estimant que le rôle des professionnels de l'enfance était ramené au contrôle et à la surveillance des familles. Quant à l'Anas (assistants sociaux), le SNMPMI (médecins de la protection maternelle et infantile) et l'Ones (éducateurs spécialisés) ils refusèrent de participer à ces états généraux ainsi orientés.