Keyword - Anticor

Fil des billets

mardi, mai 3 2011

La France pillée : lobbies, conflits d'intérêt et corruption

Logo_Anticor_2.jpgSous ce titre ("la France pillée"), l’association Anticor dresse une analyse de l’enchevêtrement des réseaux d’intérêts entre le monde politique et les puissances de l'argent. Fruit d'auditions de personnalités, syndicats, journalistes, victimes de la corruption réalisés par le pôle économique d’Anticor au doux nom de Cleanstream, le rapport reprend et décrypte des rapports publics, décisions de justice, données officielles, enquêtes concernant des affaires emblématiques.
Le rapport, publié en cinq épisodes sur le site des Inrocks, donne successivement des coups de projecteur sur : la politique fiscale (chapitre 1), la question des grands contrats publics avec le privé (chapitre 2), les conflits d'intérêts (chapitre 3), l'indépendance du contrôle public exercé sur les prises de décisions, (chapitre 4), les errements des politiques décentralisées, avec le cas des délégations de service public du chauffage urbain dans des communes de gauche de la région parisienne (chapitre 5) et enfin sur la dépénalisation des « affaires », et l'inexécution des peines.
Dans sa première livraison, le rapport traite de l’influence des lobbyistes dans la vie publique, des cadeaux fiscaux à l’exemple du crédit impôt recherche, des emprunts toxiques placées par les banques auprès des collectivités locales.

mardi, mars 8 2011

Le procès Chirac, symbole de notre rapport à la corruption

Photo_Jacques_Chirac_Rue_89.jpgL'ouverture du procès de Jacques Chirac (proche ou à plus forte raison reportée) mérite une réflexion qui va au-delà du cas particulier en s'interrogeant sur la tolérance dont ont longtemps bénéficié beaucoup d'acteurs politiques. Certes, la situation a un caractère exceptionnel qui voit un ancien président de la République assigné en justice pour des faits d'apparence dérisoire par rapport à la prestigieuse fonction qu'il a occupée. Certains s'interrogent sur l'opportunité d'une telle mise en jugement et parlent de « procès d'épicier ». Et l'on peut parier qu'ils seront de plus en plus nombreux à se faire entendre dans les prochaines semaines.
Alors, ce procès est-il inutile ? Pire, dégrade-t-il le fonctionnement de la démocratie par un mélange de rigorisme moral et d'intransigeance juridique ? Les défenseurs de cette thèse sortent peu à peu du bois. Que leur répondre ?