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samedi, décembre 24 2016

La vidéosurveillance ne protège pas les citoyens, n'en déplaise aux politiciens

FRANCE/Si certains en doutaient encore, l'enquête de Mediapart sur l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice prouve une fois de plus que la vidéosurveillance ne protège pas les citoyens de la criminalité. L'auteur de l'attentat de Nice ne s'est pourtant pas caché. Au contraire, il a effectué de nombreux repérages avec son camion de 19 tonnes, avant de passer l'acte. Le tout au nez et à la barbe du système de vidéosurveillance et de police municipale le plus important de France. Loin d'en tirer une quelconque leçon d'humilité ou de meilleure gestion, le maire de Nice, Christian Estrosi, qui a construit toute sa carrière politique sur la posture sécuritaire, poursuit en tentant de faire oublier son arrogance (au lendemain des attentats de Charlie-Hebdo, il avait déclaré lors d’un conseil municipal : « Je suis à peu près convaincu que si Paris avait été équipé du même réseau (de vidéosurveillance) que le nôtre, les frères Kouachi n’auraient pas passé trois carrefours sans être neutralisés et interpellés »). Il continue ainsi à faire dépenser à la ville des millions d'euros dans ce système, et même des centaines de millions pour la région PACA qu'il préside.

jeudi, juin 16 2011

Vers une remunicipalisation de la sécurité ?

Photo_jean-louis_zimmermann_2_flickr.jpgLe débat qui s'ouvre ce 16 juin à Nice à l'occasion des premières « rencontres nationales de la police municipale » a une longue histoire, qu'il n'est pas inutile de rappeler. Sous l'Ancien régime, les villes avaient leurs polices municipales et la Maréchaussée gardait la campagne et les « grands chemins ». La lieutenance de police de Paris, créée par Colbert en 1667, était une exception. La construction de l’État républicain s'est au contraire toujours accompagnée de l'idée d'une « force publique étatique ». La IIIème République commence à l'élaborer. Après Paris, Marseille voit sa police étatisée en 1908. A la même époque, la Préfecture de police de Paris développe des brigades mobiles de police judiciaire (les fameuses « bridages du Tigre ») ainsi qu'une première école professionnelle. Ralenti dans l'entre-deux-guerres, le mouvement reprend sous le régime de Vichy qui crée en avril 1941 la police nationale en étatisant les polices municipales de toutes les villes de plus de 10 000 habitants, et met aussi sur pieds un corps civil de maintien de l'ordre (les groupes mobiles de réserves, qui deviendront les CRS à la Libération). Une loi de 1966 établit enfin l'architecture quasi définitive de la police nationale. La cause semblait donc entendue. Or voici que les polices municipales ont fait un retour remarqué sur la scène publique au cours des deux dernières décennies.

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lundi, avril 25 2011

A Nice, certains rendent encore hommage aux anciens de l'OAS

Image_livre_olivier_dard.gif« En dépit des multiples protestations provoquées par l'annonce par certaines associations proches de l'extrême droite de leur intention de célébrer le soulèvement contre la République des généraux à Alger en avril 1961, un tel rassemblement a eu lieu à Nice samedi 23 avril 2011, dans le jardin Alsace-Lorraine, devant le monument où est gravé le nom du chef des tueurs de l'OAS Roger Degueldre "symbole de l'Algérie française".
Le préfet a fait mine de considérer ce rassemblement comme illégal tout en ne faisant rien pour l'empêcher. Le maire (Christian Estrosi), qui avait accepté de fermer les grilles du jardin à la demande d'élus scandalisés, les a fait rouvrir afin de permettre au rassemblement de s'y dérouler.
La section de Nice de la LDH, en lien avec toutes les associations républicaines, prépare une rencontre sur le thème de la reconnaissance des réalités de cette période de notre histoire et de la réflexion sur ses conséquences aujourd'hui. Pour en finir avec la répétition des mythes et l'instrumentalisation des douleurs. » (extraits du communiqué)