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samedi, octobre 6 2018

"Safe city" ou la gabegie programmée des "Big Data" à la mode

Centre_de_videosurveillance.jpgLes objectifs du démonstrateur Safe City sont de mettre en synergie un très grand nombre d’informations (Big Data) afin de prédire et/ou d’alerter le plus rapidement possible les autorités locales de tout événement lié à : la sécurité (dans tous ses aspects), les déplacements, les événements climatiques ou sismiques; événements ou combinaison d’événements jugés par les algorithmes comme étant anormaux.
Le montage opérationnel dont Thalès Security est le chef de file, regroupe 14 entreprises privés de droit français et un établissement public.
Le projet est financé par le contribuable, à travers l’Établissement Public BPIFRANCE, mais aussi, indirectement, à travers les interventions de l’INRIA, établissement public d’État, lui-même très largement financé par l’État et les apports de la ville de Nice. Le projet a obtenu, dans le cadre du « programme d’investissements d’avenir » une subvention de 10,9 millions d’euros opérée par BPIFRANCE.

- A Marseille, "La surveillance policière dopée aux Big Data arrive près de chez vous".
- Jean-Marc Manach "Vidéo-protection : les 500 nouvelles caméras coûteront trois fois plus cher que prévu" (Marsactu).
- Maureen Webb et Catherine Caron "Les nouveaux habits de Big Brother" (Relations, 2015).
- "6 provocations à propos des Big Data" (Internetactu.net).
Photo : laquadrature.net

lundi, novembre 7 2016

De la vidéosurveillance à la vidéoverbalisation : une évolution majeure

panneau_videoverbalisation_marseille.jpgA quoi sert la vidéosurveillance de l’espace public, c’est-à-dire des rues de nos villes ? Dans un précédent article, nous avons étudié le cas d’une petite ville, dans une démarche de type ethnographique, décrivant de l’intérieur le fonctionnement du Centre de supervision urbaine (CSU). Au final, la vidéosurveillance était apparue essentiellement comme un outil de gestion urbaine de proximité n’ayant que peu de rapport avec la politique locale de sécurité et de prévention. Lorsqu’il s’agissait d’évaluer sa contribution à la lutte contre la délinquance proprement dite, nous nous étions toutefois heurté à l’impossibilité de mesurer précisément le rôle des images enregistrées dans la résolution des affaires. A l’occasion d’une recherche menée cette fois-ci dans une grande ville, nous pouvons proposer d’aller plus loin dans l’analyse du volet répressif. On découvre alors que le principal usage de la vidéosurveillance est en réalité désormais la vidéoverbalisation. Cet usage est autant massif que dissimulé car politiquement peu correct.

  • Demander une copie de cet article en écrivant à l'auteur : mucchielli (at) mmsh.univ-aix.fr

Photo : video-verbalisation.fr