Image_centre_de_soins_L__Union.jpg Sont-ils devenus fous ? Le Centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) d’Epernay, près de Reims, a eu une drôle d’idée. L’association gestionnaire a installé 3 caméras de vidéosurveillance dans les nouveaux locaux afin, dit-elle, d’assurer la « sécurité » des enfants. Ces caméras filment le sas d’entrée, la salle d’attente, ainsi que le couloir donnant accès au secrétariat et aux bureaux de soins, puis les images sont diffusées sur un écran dans la salle du personnel. Diantre, que se passe-t-il ? Le CAMSP serait-il en danger, menacé par des gangs d’enfants autistes, prêts à en découdre ? Voire par des hordes de bébés en souffrance ? (lire la suite de cet article de ''Libération'', 25 janvier).
Les caméras installées dans les locaux provoquent l'ire du personnel soignant. Il faut les rencontrer à l'extérieur. Car à l'intérieur, il y a les caméras. Celles qui sont au cœur du conflit entre l'ensemble de l'équipe soignante du CAMSP d'Epernay et son employeur, l'Association sparnacienne pour la réadaptation et l'intégration des enfants et adolescents. Le matériel a été installé dans les nouveaux locaux où le CAMSP a emménagé, au mois d'avril. Une intrusion vécue comme une absurdité, doublée d'un véritable affront aux yeux des 13 salariés de l'équipe soignante qui a marqué son désaccord dès le départ. « Nous sommes un lieu d'accueil et de soins, pas un lieu de surveillance », rappelle l'une d'elle. Ces méthodes, ajoute une autre, sont à l'opposé « du cadre déontologique et éthique » lié à leur travail. « Il est choquant de voir que les bénévoles de l'association gestionnaire, qui ne connaissent rien à notre métier, ne tiennent absolument pas compte de notre avis… » (lire la suite de cet article de ''L'Union'', du 27 janvier).