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mercredi, mars 27 2013

France orange mécanique : une liste de faits divers en guise d'argumentation

orange_mecanique.jpgLes représentants du lobby sécuritaire ont la vie facile. Plutôt que de s'ennuyer à faire de longues études et d'essayer de s'initier un tant soit peu à la rigueur scientifique de la recherche, il leur suffit d’égrainer des listes de faits divers. Cela leur tient lieu d'argumentation. Ainsi le célèbre criminologue auto-proclamé "Xavier Raufer" (un pseudonyme), qui a préfacé La France Orange mécanique (écrit par un prétendu journaliste se cachant lui aussi sous un pseudonyme), a-t-il diffusé lundi 25 mars un communiqué intitulé "Orange mécanique", le réel criminel. Le dit communiqué tient en une page et il est constitué par une pure et simple liste de 19 faits divers, la plupart empruntés au quotidien Le Parisien. Pas un mot, pas une analyse. Juste les titres des articles ou des dépêches. La page s'ouvre par une phrase : "Oui ! C'est bien La France Orange mécanique". Et se conclut par un autre slogan, plus commercial : "Achetez le livre - Diffusez-le !". Ainsi en va t-il de la "science" des représentants du lobby sécuritaire. Elle consiste tout simplement à lire la presse le matin et à découper les pages consacrées aux faits divers. Du point de vue intellectuel, c'est pitoyable. Mais tellement facile et confortable. Et si, en plus, cela permet de gagner de l'argent, pourquoi s'en priver ?

Illustration : allocine.fr

mercredi, janvier 12 2011

Une Revue géopolitique des criminalités

Logo_OGC.jpgNous signalions ici la naissance de la Revue géopolitique des criminalités dont le premier numéro est accessible gratuitement (les suivants, quatre par an, seront payants. Cette revue est l'organe de presse de l’Observatoire géopolitique des criminalités. Pour ses animateurs, « la géopolitique ne se réduit pas à des activités diplomatiques, des manœuvres de services secrets et des conflits armés de haute ou basse intensité, mais se déploie dans des dimensions économiques et sociales essentielles dont il faut rechercher, sans a priori, les tenants et les aboutissants. Les "criminalités" que nous observons sont nombreuses et fonctionnent en réseaux de toute nature : elles trafiquent d’innombrables produits issus de l’agriculture ou de l’industrie, proposent les services les plus divers à commencer par la fraude financière, s’attaquent à l’environnement ou directement à l’être humain, utilisent la violence la plus brutale comme la plus insidieuse mais toujours d’une manière réfléchie, s’infiltrent dans la société légale à partir de territoires apparemment extérieurs ou naissent en son cœur ». Ils précisent également que « pour voir plus clair dans ce monde opaque des dynamiques criminelles, terriblement réactives, l’OGC et la revue se donnent un moyen essentiel qui, à notre connaissance, n’a jamais été utilisé systématiquement : faire travailler ensemble et dans la durée, des chercheurs, des journalistes et des praticiens ».
Parmi les chevilles ouvrières de ce projet, outre l'avocat Charles-Henri de Choiseul, nos collègues Charles Capela (maître de conférences à l'Université Lyon 2) et Fabrice Rizzoli (docteur en science politique, animateur d'un site Internet sur Les mafias).