livre_berthelet.jpgNous traversons une période dangereuse dit-on. Les conflits augmentent, la grande criminalité prospère, les violences se multiplient et la petite délinquance explose. Affaibli, l'État n'arrive plus à protéger la société contre la montée des nouveaux périls: immigration incontrôlée, finance noyautée par les organismes mafieux, cybercriminalité, menaces invisibles, hybrides et transnationalisées... Le monde est décrit comme un "vaste désordre" caractérisé par l'accroissement des massacres ethniques, l'émergence de banlieues comme des territoires de non-droit, le développement d'un "terrorisme apocalyptique" et la propagation inexorable de "zones grises". Un conflit des cultures et des religions s'annonce au moment où l'Occident est en proie à une crise de valeurs. Mais que penser de ce discours sur le chaos international et sur le désordre planétaire ? Quelles conclusions tirer et comment comprendre la sécurité globale comme réponse au danger ? Au fond, nos sociétés sont-elles si menacées que cela ? Courent-elles réellement à leur perte ? Finalement, qui a intérêt à diffuser ce genre d'idées catastrophistes ? Qui s'emploie à propager cette rhétorique sécuritaire ?