Keyword - Diagnostic local de sécurité

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mardi, novembre 11 2014

Le rapport parlementaire sur "La lutte contre l’insécurité" fait de l'ORDCS un exemple

logo_ORDCS_2.jpgLa Mission d’information sur "La lutte contre l’insécurité sur tout le territoire", dirigée par le député Jean-Pierre Blazy a rendu son rapport final le 22 octobre 2014. Ce dernier souligne d'abord les difficultés de l'évaluation exacte des problèmes : "L’insécurité est un phénomène complexe qui ne peut pas être directement évalué. Seule la mesure des délinquances permet de l’appréhender. Celle-ci peut se fonder sur deux sources principales : les statistiques de la police et de la gendarmerie, d’une part, et les enquêtes de victimation, d’autre part. Aucune de ces sources ne permet cependant de disposer d’une vision complète et exacte des délinquances". C'est pourquoi sa Proposition n°1 est de "Développer les enquêtes de victimation au niveau local, au moyen de financements supplémentaires du Fonds interministériel de prévention de la délinquance". Et il précise immédiatement : "Plus largement, votre rapporteur souligne l’intérêt du développement d’observatoires régionaux animés par des chercheurs, à l’image, pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), de l’Observatoire régional de la délinquance et des contextes sociaux (ORDCS)". Sa proposition n°2 est ainsi de "Développer les observatoires locaux de la délinquance mettant en relation les chercheurs et les collectivités territoriales."
Nous nous réjouissons de cette reconnaissance à l'Assemblée nationale du travail mené depuis 2011 au sein de l'ORDCS, en partenariat avec les institutions scientifiques (CNRS et Aix-Marseille Université), la Région PACA ainsi que de nombreuses administrations (police, justice...), collectivités et associations locales.

vendredi, juillet 25 2014

Le diagnostic local de sécurité : enquête de victimation et travail de terrain

aubagne.jpgDeux villes formant une intercommunalité ont demandé à l’Observatoire Régional de la Délinquance et des Contextes Sociaux (ORDCS) de réaliser un diagnostic local de sécurité, en garantissant aux chercheurs les deux conditions d’indépendance totale et de durée d’enquête longue sans lesquelles il n’y a pas de travail à caractère scientifique possible.
Ce diagnostic a consisté d’abord dans la réalisation d’une enquête locale sur la victimation et le sentiment d’insécurité, d’autre part dans un travail de terrain. Enfin, nous avons bien entendu recueilli les données quantitatives et les analyses qualitatives de la police nationale. Mais cette dernière partie, qui constitue l'essentiel des diagnostics que fournissent les cabinets privés (à coups de jolis « camemberts » en couleur remplissant parfois des pages entières), ne sera pour nous qu'un élément parmi d’autres, intégrés à la partie sur l’enquête de terrain. Les institutions pénales (police et justice) ont en effet de grandes difficultés à saisir ce qui est l'essentiel des problèmes et/ou des peurs des habitants, à savoir non pas la moyenne ou la grande délinquance mais au contraire la plus petite, ce que l'on appelle généralement les « incivilités » . C'est pourquoi un diagnostic digne de ce nom ne devrait jamais se contenter (ni même consacrer l'essentiel de son énergie) des données statistiques produites par les institutions pénales.

Photo : agglo-paysdaubagne.com