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samedi, octobre 15 2016

La délinquance des mineurs à Marseille. 500 jeunes suivis par la PJJ

tribunal_pour_enfants_2.jpgNous présentons ici les premiers résultats d’une recherche menée à Marseille, dans les cinq centres de milieu ouvert (UEMO) de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Cette recherche présente l’intérêt de traiter systématiquement un matériel empirique riche en informations pour illustrer l’état actuel de la délinquance juvénile sur l’ensemble du territoire marseillais. Sur un peu plus de 1 000 dossiers suivis par la PJJ en 2014 (en cours ou débutant), nous en avons dépouillé 537, pour n’en retenir que 492 exploitables statistiquement. Au final, nous pouvons donc considérer que nous avons étudié la moitié des jeunes concernés.

Photo : justice.gouv.fr

dimanche, février 2 2014

Prévenir les troubles précoces de l'apprentissage : la méthode OUROS

enfant_fatigue.jpgOUROS est une méthode préventive préparant dès 4 ans tous les enfants aux apprentissages scolaires et permettant d’éviter les problèmes scolaires d’apprentissage ultérieurs. C'est une méthode rééducative pour les enfants dysgraphiques, dyslexiques, dyscalculiques, et autres, en difficulté.
Plus précisément, OUROS est une méthode neuro-psychomotrice et de surcroît ludique.
Elle s’appuie sur les pré-requis neuro-psychomoteurs fondamentaux et contribue à améliorer les apprentissages scolaires de base : lire, écrire, compter. Ces pré-requis : maîtrise motrice, latéralisation, schéma corporel, orientation et structuration spatio-temporelles constituent les fondements du savoir-analyser et mémoriser. Sa créatrice l’avait conçue pour les classes de Maternelle, CP et CE1 (de 4 à 7-8 ans).
Elle se situe en dehors des méthodes d’apprentissage de la lecture et de leurs querelles.
En France elle est aujourd’hui plus connue et pratiquée en rééducation par les orthophonistes et les psychomotriciens. Elle s’adresse alors aux enfants de 7 à 12 ans et parfois plus.

Photo : leblogdesptits.com

mardi, septembre 27 2011

Comprendre la formation des bandes de jeunes

Photo_Gerard_Stolk_64_flickr.jpgLes jeunes en bande ont tout pour déplaire. Décrits comme agressifs, hostiles, violents, ils incarnent une dangerosité de proximité. C’est à travers leurs « affrontements », leurs « agressions gratuites », leurs « trafics », leurs défoulements émeutiers, leurs penchants sexistes ou homophobes, que les bandes alimentent l’actualité journalistique. La place qu’elles occupent dans les médias est indissociable des prédations qu’elles commettent ou qui leur sont imputées.
Au delà des faits-divers, cette réalité pose de nombreuses questions : qu’est-ce qu’une bande ? Comment se forment-elles ? Peut-on les mesurer ? Quelles évolutions ? Qui attirent-elles ? Pourquoi ? Comment fonctionnent-elles ? Quelles places y occupent les transgressions ou les comportements violents ? Que disent ces groupes des évolutions de notre société ? C’est à l’ensemble de ces questions qu’est dédié cet ouvrage qui est le fruit d’une longue recherche de terrain menée dans une « zone urbaine sensible » de la région parisienne.
L’auteur (Marwan Mohammed, chercheur au CNRS) s’est attaché à comprendre ce phénomène à la fois ancien et en constante mutation. La société change, les bandes aussi. Il y a un demi-siècle, leur ampleur et leur durée de vie étaient limitées par le service militaire et, surtout, par le plein emploi. L’école ne conditionnait pas autant les destins sociaux et les territoires ouvriers n’étaient pas imprégnés par le « bizness ». Aujourd’hui, le public des bandes, essentiellement masculin, se construit principalement dans trois scènes sociales : la famille, l’école et la rue. Trois univers liés entre eux, analysés de l’intérieur, afin d’appréhender la « pertinence » des bandes pour ceux qui les forment, la recomposition des liens sociaux qu’elles imposent et leur poids dans le quotidien de ceux qui les côtoient.

Illustration : Gerard Stolk 64 - flickr - licence cc

vendredi, avril 8 2011

Bandes de jeunes, territoires, violences : quelques précisions

Photo_cite_gingiber_flickr.jpgNotre petit article sur la médiatisation du fait divers dramatique de la gare de Noisy-le-Sec a suscité beaucoup de réactions, d'approbations, de critiques ou de demandes de précisions, portant moins sur le fonctionnement des médias et l'absence d'informations précises sur les raisons de cette agression (ce qui était le sujet de notre billet), que sur les bandes de jeunes, les quartiers pauvres, la violence et la population « d'origine étrangère ». Ceci confirme la crainte que nous exprimions, à savoir que le traitement médiatique superficiel des faits divers favorise le recours à des généralités toutes faites que l'on vient ensuite plaquer sur les événements.
Pour prolonger la discussion, nous proposons ici de revenir non pas sur l'agression en question (encore une fois, l'enquête ne fait que commencer, attendons pour connaître le fin mot de l'histoire), mais sur ce qui a fait le plus débat sur ce blog donc : les bandes de jeunes, les quartiers pauvres, la violence et la population « d'origine étrangère ».

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mercredi, avril 6 2011

Quelles priorités politiques pour les quartiers sensibles ? Un sondage intéressant

Photo_a_leste_sur_flickr_cc.jpgCe 4 avril, Ipsos et France-Bleu ont interrogé un échantillon de 1 014 personnes âgées de 15 ans et plus, représentatives de la population française, pour connaître leur perception de la situation dans les quartiers sensibles. Les résultats de ce sondage indiquent que, pour quatre Français sur dix, les conditions de vie dans ces quartiers se sont dégradées depuis quelques années. Une proportion à peu près identique estime qu’elle n’a pas vraiment changé et seules 11% des personnes pensent au contraire que la situation s’est améliorée. Les habitants de ces quartiers portent un regard légèrement moins sombre sur leur propre situation de vie, encore que les trois quarts d’entre eux déclarent vouloir déménager. Mais l’intérêt de cette consultation réside surtout dans les choix prioritaires parmi les mesures proposées par le sondage pour améliorer la situation dans ces territoires.

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vendredi, décembre 10 2010

Communautarisme ou incapacité à intégrer les différences culturelles ?

Image_expo_quartiers_sans_cible.jpgLe 24 octobre dernier, dans un article intitulé « L'école menacée par le communautarisme » le Journal du Dimanche (JDD) « révélait » une « étude dérangeante » du Haut Conseil à l'Intégration (HCI). Le Journal s'était procuré la version de travail d'un Avis du HCI intitulé Relever les défis de l'intégration à l'école. Le JDD commentait ainsi : « L’enfermement dans des établissements ghettos, l’incapacité des pouvoirs publics à inverser le phénomène, le rejet du français – langue mal maîtrisée – provoqueraient des replis communautaires et religieux. (...) Le document du HCI rapporte la difficulté croissante rencontrée par des enseignants d’histoire-géographie à aborder certains aspects du programme: le fait religieux, la Shoah et le Proche-Orient. Les professeurs d’autres matières, notamment les sciences de la vie et de la Terre, sont confrontés aux mêmes phénomènes ». Le reste de la presse s'en fit largement écho, en mettant presque systématiquement en avant ce terme-épouvantail de « communautarisme ». Dans une interview publiée par les Cahiers pédagogiques, Laurence de Cock (professeure d’histoire-géographie en lycée à Nanterre et présidente du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire) critique cependant une partie des données mises en avant et réfute « les explications culturalistes des conflits dans les "quartiers" et les classes » qui nourrissent « les fantasmes des nostalgiques d’une identité nationale matrice d’une culture républicaine purgée de ses différences culturelles ».