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vendredi, juin 10 2016

Islamophobie, culturalisme et violences envers les femmes

une-femme-tient-une-pancarte-pendant-une-manifestation-a-cologne-le-5-janvier.jpgAu mois de janvier, l’« affaire de Cologne » a déchaîné la fachosphère et réveillé l’islamophobie ordinaire d’une large partie des élites et de la population, qui suspecte que l’Islam prédispose à la violence envers les femmes. Il s’agit pourtant d’un grossier préjugé ethnocentrique ou d’une forte hypocrisie. D’autres fait divers sont là pour nous le rappeler de façon toute aussi spectaculaire.

Illustration : lexpress.fr

jeudi, décembre 4 2014

Aux racines du FN. L’histoire du mouvement Ordre nouveau

Aux-racines-du-FN.pngVoici quarante-cinq ans, à l’automne 1969, naissait le mouvement Ordre nouveau (ON), auquel revient l’idée initiale d’élargir l’assise électorale de l’opposition nationaliste au gaullisme en promouvant la création du Front national (FN), qui se concrétisera le 5 novembre 1972. Véritable colonne vertébrale idéologique et militante d’un FN dont Jean-Marie Le Pen n’était initialement que le président coopté, ON suivait depuis le départ sa voie propre, celle du nationalisme-révolutionnaire.
Ordre nouveau a été le « fer de lance du néofascisme français » des années 1970. Placé sous l’égide de « grands anciens » qui s’étaient engagés en politique au sein des mouvements nationalistes d’avant 1940 ou du côté de la Révolution nationale, il s’était choisi un nom qui évoquait sans doute davantage pour ses membres le « message aux Français » prononcé par le Maréchal Pétain le 11 octobre 1940 que les personnalistes des années 1930.
Toutefois, ON fut un mouvement de jonction générationnelle entre cette vieille garde et une extrême droite de jeunes gens nés après 1945, arrivés à la conscience politique lors de la guerre d’Algérie et de la Guerre Froide et pour qui l’anticommunisme, couplé avec l’antigaullisme, était la raison principale de l’engagement.

Nota bene : sur Xavier Raufer (de son vrai nom Christian de Bougain), voir pages 20 et 35

dimanche, juin 22 2014

Le football, l'Algérie et la propagande raciste de l'extrême droite

Foot_algerie.jpgLe match Algérie-Belgique, remporté par la seconde le 17 juin, n'a pas occasionné de débordements énormes à Paris, spécialement dans le quartier Barbès. Au grand dam de certains. Depuis plusieurs jours en effet, dans les milieux de droite « dure » et d'extrême droite, on pariait sur des troubles à l'issue du match. Voire les appelait de ses voeux.
Ainsi, le Bloc identitaire a été coller des affiches à la station de métro Barbès (quartier du 18e arrondissement de Paris à forte population issue de l'immigration maghrébine), assorti d'un commentaire sur son site : « À chaque match de l'équipe d'Algérie, Barbès est le théâtre de rassemblements haineux, provocateurs et anti-français de milliers de supporters algériens ». Et quelques minutes avant le match, sur les réseaux sociaux, nombreux étaient les militants à promettre, voire espérer, ces troubles. Hélas pour eux, il ne s'est rien produit de notable. Pour certains militants, il était visiblement difficilement acceptable qu'il ne se soit rien passé. Alors ils ont tout simplement maquillé la réalité.

Photo : footafrica365.fr

lundi, mai 13 2013

Délinquance et immigration : des préjugés à l'analyse

menottage.jpgLe propre de l’idéologie comme de la croyance religieuse, c’est de ne retenir de la réalité que ce qui confirme ses préjugés. Le propre de l’analyse scientifique comme de toute rigueur professionnelle, est au contraire de restituer la réalité dans toute sa complexité, quitte à modifier nos idées si celles-ci s’avèrent trop simples.
Depuis la fin du xixe siècle, le thème « délinquance et immigration » est au coeur des discours d’extrême droite. Mais il tend à se banaliser dans le débat public ces dernières années. L’argument couramment utilisé consiste à dire : « En prison, il y a surtout des Noirs et des Arabes », et à en déduire qu’il y a « quelque chose » (la culture, l’éducation, la religion...) qui relie la délinquance et l’immigration de façon substantielle. Voyons pourquoi c’est un bon exercice de réflexion sur les préjugés.
Spéciale dédicace à MM. Zemmour, Raufer, Bilger, Obertone et consorts.

Photo : europe1.fr

lundi, avril 25 2011

A Nice, certains rendent encore hommage aux anciens de l'OAS

Image_livre_olivier_dard.gif« En dépit des multiples protestations provoquées par l'annonce par certaines associations proches de l'extrême droite de leur intention de célébrer le soulèvement contre la République des généraux à Alger en avril 1961, un tel rassemblement a eu lieu à Nice samedi 23 avril 2011, dans le jardin Alsace-Lorraine, devant le monument où est gravé le nom du chef des tueurs de l'OAS Roger Degueldre "symbole de l'Algérie française".
Le préfet a fait mine de considérer ce rassemblement comme illégal tout en ne faisant rien pour l'empêcher. Le maire (Christian Estrosi), qui avait accepté de fermer les grilles du jardin à la demande d'élus scandalisés, les a fait rouvrir afin de permettre au rassemblement de s'y dérouler.
La section de Nice de la LDH, en lien avec toutes les associations républicaines, prépare une rencontre sur le thème de la reconnaissance des réalités de cette période de notre histoire et de la réflexion sur ses conséquences aujourd'hui. Pour en finir avec la répétition des mythes et l'instrumentalisation des douleurs. » (extraits du communiqué)

vendredi, mai 21 2010

Les violences politiques en Europe

Image_livre_violence_politique.gifÉmeutes, hooliganismes, terrorismes, crimes racistes, crimes d’État… Ces violences sont rarement analysées comme des violences politiques dans le débat public. La notion même de violence politique reste floue. Où commence-t-elle, où s’arrête-t-elle ? Est-elle en recrudescence ou en voie de disparition ? Certains pays européens sont confrontés de longue date à une violence politique organisée. D’autres connaissent des sursauts de violences motivées par des convictions idéologiques, des ressorts identitaires, des mises à l’écart sociales ou des transformations de régime.
C’est cette variété de violences politiques – qu’elles soient de type idéologique, nationaliste, émeutière, ou encore étatique – qui est analysée dans cet ouvrage. Quinze chercheurs français et étrangers y décryptent pour cela un ensemble de situations : violences islamistes, d’extrême gauche et d’extrême droite, paramilitarisme nord-irlandais, violence de l’ETA ou des groupes clandestins corses, phénomènes émeutiers français et anglais, hooliganisme, évolutions du maintien de l’ordre, violence politique à l’œuvre en période de changement de régime en Europe centrale et orientale, violence des mouvements sociaux.

  • Livre publié sous la direction de Xavier Crettiez et Laurent Mucchielli, contributions de Dominique Bodin, Amel Boubekeur, Donatella della Porta, Élise Féron, Olivier Fillieule, Stéphane Heas, Wilhelm Heitmeyer, Jérôme Heurtaux, Salvatore Palidda, Alfonso Pérez-Agote, Pierre Piazza, Luc Robène, Gaëlle Sempé, Isabelle Sommier et Dave Waddington.
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