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mardi, février 4 2014

FIPD 2014 : 54,6 millions d’euros dont 65 % pour les actions de prévention

Logo_Gazette_des_communes.pngLa circulaire sur le fonds interministériel de prévention de la délinquance pour 2014 a été adressée aux préfets le 28 janvier 2014. En baisse de 3% par rapport à 2013, l’enveloppe globale s’élève cette année à 54,6 millions dont 35 millions d'euros pour la prévention et 19 millions pour la vidéosurveillance. Elle permettra de financer « de manière quasi-exclusive » la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention de la délinquance adoptée par le gouvernement en juillet 2013 et qui se concentre 1) sur la prévention visant les jeunes exposés à la délinquance, 2) sur la prévention des violences faites aux femmes, intrafamiliales et aide aux victimes, 3) sur la tranquillité publique. 75 % de l’enveloppe consacrée à la prévention sociale devra bénéficier aux zones de sécurité prioritaire (ZSP) et territoires « politique de la ville ».

vendredi, février 18 2011

Prévention de la délinquance : inquiétude des élus locaux sur le financement 2011

Logo_Gazette_des_communes.pngLa circulaire 2011 sur le montant et la répartition du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) se fait toujours attendre. Mais, d’ores et déjà, plusieurs fuites inquiètent les élus locaux. Dans un communiqué daté du 14 février, le maire (PS) de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, par ailleurs co-président du groupe de travail sur la prévention de la délinquance au Conseil national des villes (CNV), déplore « les décisions budgétaires du gouvernement concernant le financement national de la prévention de la délinquance ». Il dénonce notamment le caractère « disproportionné » des crédits qui seraient prévus pour la vidéosurveillance, au détriment des actions « humaines » de prévention qui ne représenteraient que 14 %.
Selon ses propres informations, les crédits 2011 du FIPD seraient répartis de la façon suivante : « Le FIPD disposerait de 35 millions d’euros, 30 Millions pour la vidéo-protection ; ces crédits seraient gérés directement par le ministère de l’intérieur, non plus par les préfets ; 5 millions pour les actions « humaines » de prévention de la délinquance, soit 14 % du FIPD consacré à la prévention de la délinquance…

lundi, octobre 25 2010

Les responsables locaux fustigent le plan national de prévention de la délinquance

Image_gratuite.jpg Un an après son lancement, en grandes pompes, par le gouvernement, le plan national de prévention de la délinquance et d’aides aux victimes affiche un bilan plus que mitigé. C’est un véritable camouflet qui remonte du terrain par le biais d'une enquête du Conseil national des villes (CNV) réalisée cet été auprès des coordonnateurs du partenariat local de sécurité.
77,3% des coordonnateurs estiment que la gouvernance locale, censée être recentrée sur le maire, n’a pas changé. Pire, ils évoquent « l’impression d’un retour en arrière, d’une perte de sens ». « S’il y a toujours eu des orientations et des priorités nationales – qu’ils ne contestent pas, soulignent les auteurs, leur déclinaison locale s’est en général faite dans la coproduction du fait de la primauté à la réalité de terrain incarnée par le maire et le contexte territorial ». Or, constatent-ils, « depuis les derniers plans, le préfet demanderait au maire de devenir un supplétif de l’Etat afin de permettre la réussite des actions nationales ». Et de déplorer entre autres la « confusion » née du remplacement des contrats locaux de sécurité, par des « stratégies territoriales » qui viseraient surtout « à ce que les plans des villes reprennent les orientations nationales ».
S’agissant des financements, 60,3% des « coordonateurs » interrogés soulignent une baisse ou une diminution de l’enveloppe, qu’il s’agisse du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) ou des crédits issus du contrat urbain de cohésion sociale. En outre, « la prédominance de la vidéosurveillance, qui a pu atteindre 80% voire 85% des financements FIPD sur un département, réduit d’autant les moyens humains », déplorent-ils.