Photo_CRS_Martin_Le_Roy_flickr.jpgBrice Hortefeux a reculé. Lundi soir, au cours d'une réunion de crise, le ministre de l'Intérieur a promis que les huit compagnies de CRS (sur 61) qui devaient fermer « pour réaliser des économies budgétaires » seraient maintenues. Depuis une semaine, les policiers manifestaient leur inquiétude. Des CRS lyonnais s'étaient mis en arrêt maladiemercredi 26 janvier, imités quelques jours plus tard par une partie de leurs collègues alsaciens. Les CRS marseillais avaient choisi d'entamer une grève de la faim ce week-end et leurs homologues gascons de Lannemezan avaient cessé de dresser des contraventions. Finalement, seuls 280 postes seront redéployés « vers des missions de sécurité publique sur le terrain ». Faut-il s'étonner de ce recul rapide du gouvernement ? La mobilisation de CRS a-t-elle un sens particulier ? Eléments de réponses avec l'historien des polices Jean-Marc BERLIERE, professeur émérite à l'université de Bourgogne et chercheur au CESDIP.