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lundi, novembre 7 2016

De la vidéosurveillance à la vidéoverbalisation : une évolution majeure

panneau_videoverbalisation_marseille.jpgA quoi sert la vidéosurveillance de l’espace public, c’est-à-dire des rues de nos villes ? Dans un précédent article, nous avons étudié le cas d’une petite ville, dans une démarche de type ethnographique, décrivant de l’intérieur le fonctionnement du Centre de supervision urbaine (CSU). Au final, la vidéosurveillance était apparue essentiellement comme un outil de gestion urbaine de proximité n’ayant que peu de rapport avec la politique locale de sécurité et de prévention. Lorsqu’il s’agissait d’évaluer sa contribution à la lutte contre la délinquance proprement dite, nous nous étions toutefois heurté à l’impossibilité de mesurer précisément le rôle des images enregistrées dans la résolution des affaires. A l’occasion d’une recherche menée cette fois-ci dans une grande ville, nous pouvons proposer d’aller plus loin dans l’analyse du volet répressif. On découvre alors que le principal usage de la vidéosurveillance est en réalité désormais la vidéoverbalisation. Cet usage est autant massif que dissimulé car politiquement peu correct.

  • Demander une copie de cet article en écrivant à l'auteur : mucchielli (at) mmsh.univ-aix.fr

Photo : video-verbalisation.fr

samedi, octobre 15 2016

La délinquance des mineurs à Marseille. 500 jeunes suivis par la PJJ

tribunal_pour_enfants_2.jpgNous présentons ici les premiers résultats d’une recherche menée à Marseille, dans les cinq centres de milieu ouvert (UEMO) de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Cette recherche présente l’intérêt de traiter systématiquement un matériel empirique riche en informations pour illustrer l’état actuel de la délinquance juvénile sur l’ensemble du territoire marseillais. Sur un peu plus de 1 000 dossiers suivis par la PJJ en 2014 (en cours ou débutant), nous en avons dépouillé 537, pour n’en retenir que 492 exploitables statistiquement. Au final, nous pouvons donc considérer que nous avons étudié la moitié des jeunes concernés.

Photo : justice.gouv.fr

samedi, juillet 23 2016

Les comparutions immédiates au Tribunal de Grande Instance de Marseille

palais_de_justice_2.jpgLes données récupérées à Marseille confirment une pratique de la comparution immédiate qui ressemble à celle observée dans les autres villes, avec des prévenus largement isolés et précaires, jeunes et masculins, et une utilisation quasi exclusive de la peine de prison et ce malgré l’introduction récente de la contrainte pénale. Les observateurs s’étonnent que le large éventail de peines alternatives (comme le travail d’intérêt général ou les jours-amendes) ne soit quasiment jamais utilisé par les juridictions. À peu près une affaire sur deux se conclut par un mandat de dépôt, c’est-à-dire par une incarcération immédiate de la personne, escortée à la fin de l’audience à la maison d’arrêt. La spécificité principale de Marseille est le fort contentieux (près de 20 %) lié aux stupéfiants. Les ventes de stupéfiants sont traitées d’une façon machinale, prévisible et tarifée, chaque acteur (prévenu y compris) semblant généralement savoir à quoi s’attendre.

vendredi, mai 6 2016

Délinquances, police, justice. Enquêtes à Marseille et en région PACA

couv_DELINQUANCESPOLICE.jpgCe livre propose une synthèse et une sélection de morceaux choisis des recherches réalisées entre 2011 et 2015 au sein de l’Observatoire Régional de la Délinquance et des Contextes Sociaux (ORDCS). Ce programme de recherche original et inédit, a associé pendant cinq ans l’Université d’Aix-Marseille, le CNRS et le conseil régional PACA dans le but de mieux diagnostiquer les problèmes de délinquances et de mieux évaluer les politiques publiques de sécurité et de prévention. Paradoxalement, tous ces sujets d’une actualité brûlante n’avaient jamais été traités de façon un tant soit peu systématique et collective en dehors de la région parisienne.
La Provence en général, et la ville de Marseille en particulier, sont-elles réellement ces « capitales du crime » que les médias présentent souvent ? Au-delà des règlements de compte liés aux trafics de drogues, qu’en est-il de toutes les autres formes de délinquance et en particulier de celles qui impactent le plus la vie quotidienne des habitants ? Quelles types d’enquêtes et de données statistiques permettent de répondre en partie à ces questions ? Comment la police et la justice travaillent-elles sur ces problèmes ? Les Zones de Sécurité Prioritaires et leurs effectifs de police renforcés constituent-elles une réponse efficace à la délinquance ? La justice est-elle « laxiste » comme certains le prétendent ? Toutes ces questions essentielles trouvent ici des réponses scientifiques particulièrement rigoureuses et argumentées.

vendredi, mai 29 2015

Victimation et sentiment d’insécurité à Marseille : une enquête inédite

Vue_de_Marseille.jpgMarseille, parce qu’elle serait submergée par une violence sans cesse croissante, constitue l’un des principaux territoires de mise en scène médiatique et politique du thème de « l’insécurité ». Pour approcher scientifiquement cette problématique, l’article présente les premiers résultats d’une enquête inédite sur la victimation et le sentiment d’insécurité chez les Marseillais. Les auteurs présentent d’abord, de façon détaillée, la méthodologie de l’enquête, puis les résultats portant sur la victimation réellement subie. Ils analysent ensuite les données concernant les représentations et le sentiment d’insécurité. En conclusion, ils discutent les relations statistiques entre victimation et sentiment d’insécurité, ainsi que la place de Marseille au regard d’enquêtes menées dans d’autres villes françaises.

Photo : refletafrique.net

samedi, mars 28 2015

Une évaluation scientifique indépendante des Zones de Sécurité Prioritaires (ZSP)

CRS_dans_la_rue.jpgA la demande de la Préfecture de police de Marseille, une équipe de chercheurs de l'Observatoire Régional de la Délinquance et des Contextes Sociaux (ORDCS) a évalué localement la politique des Zones de Sécurité Prioritaires (ZSP).
Nous nous sommes concentrés dans cette étude sur les évolutions produites par la « méthode globale », cette politique publique mise en place en 2012 avec la création des Zones de Sécurité Prioritaires. Notre enquête évaluative a été réalisée sur deux terrains marseillais : la cité du Clos la Rose dans le 13 ème arrondissement et la cité La Sauvagère dans le 10ème. Notre analyse s’appuie sur des données socio-historiques, sur l’opinion des acteurs institutionnels et des populations résidant sur ces territoires ainsi que sur des données émanant des services de police. Nous avons également voulu questionner la participation citoyenne à la gestion politique locale et spécialement les conditions de leur contribution aux questions de sécurité publique. Il ressort que le bilan des Zones de Sécurité Prioritaires est pour le moins mitigé. Premier constat : le trafic de stupéfiant, point central dans l’approche globale, est un phénomène qui n’a jamais été durablement stoppé. Il a pu momentanément s’arrêter et il a pu se déplacer. Mais, dans les deux cas étudiés, il persiste.

Photo : lesinrocks.com

vendredi, février 27 2015

La pernicieuse utilisation politique des préoccupations de sécurité

on_m__aurait_menti.jpgPourtant tout avait si bien commencé après l’élection présidentielle de 2012. Un nouveau sémillant Ministre de l’intérieur prenait place avec pour projet « la fermeté », sans doute pour refouler le vieux complexe de la gauche en matière de gestion des problèmes de sécurité. Pour ce faire, peu de changement à la tête des Institutions Police et Gendarmerie sauf pour les fonctionnaires les plus zélés comme le préfet de police et le directeur général de la police qui, depuis, ont d’ailleurs confirmé leur attachement plus politique que technique à la sécurité. De plus, ceci peut expliquer cela, un célébrissime criminologue de plateau télé réputé proche du Ministre tout en ayant été le conseiller de l’ombre en matière de sécurité du précédent quinquennat, était toujours très présent.

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jeudi, octobre 9 2014

La Provence, terre de violence ? Les préjugés culturalistes à l’épreuve de la statistique

l__esprit_des_lois.jpgÀ en croire les agendas politique et médiatique, la région provençale connaîtrait des problèmes de « violence » exceptionnels. Cet article soumet cette représentation à l’épreuve de la vérification statistique. Après avoir examiné les données policières disponibles, les auteurs mobilisent les enquêtes en population générale pour comparer la région provençale au reste de la France puis à la région francilienne. Les résultats sont contrastés : les trois ensembles – la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), la région Île-de-France (IDF) et la France métropolitaine – présentent des taux différents selon les victimations. Mais dans tous les cas, les victimations qui correspondent le plus à l’idée de « violence », c’est-à-dire d’atteintes à l’intégrité physique (agressions physiques, vols avec violence), ne spécifient pas la région PACA. Les données permettent par ailleurs de mesurer le poids de certains facteurs structurels tels que la densité urbaine et la précarité socio-économique. Fort de ces résultats, les auteurs concluent en critiquant les approches culturalistes en sociologie.

vendredi, juin 20 2014

Première enquête sur la victimation et le sentiment d'insécurité à Marseille

Vue_de_marseille_Capital.fr.jpgC'était ce mardi 17 juin, dans l'amphithéâtre de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme. L'Observatoire Régional de la Délinquance et des Contextes Sociaux présentait les résultats de la première enquête sur la victimation et le sentiment d'insécurité jamais réalisée sur la ville de Marseille. Durant les premiers mois de l'année 2014, les télé-enquêteurs formés par l'ORDCS ont interrogé 3 000 habitants de la ville d'une part sur les victimations éventuellement subies durant les années 2012 et 2013, d'autre part sur leurs opinions, leurs peurs et leur éventuel sentiment d'insécurité.
Côté faits, cette enquête innove en ajoutant les discriminations et les violences institutionnelles à la liste des victimations interrogées. Côté représentations, elle innove également en interrogeant les opinions sur les politiques de sécurité et non simplement sur leurs peurs et leurs représentations de "l'insécurité".
Au final, les chercheurs dressent le portrait d'une ville "normale" en ce sens où les résultats enregistrés ne diffèrent pas particulièrement de ceux obtenus dans les enquêtes réalisées les années précédentes dans la région, ni de ceux obtenus par les autres équipes de chercheurs en région parisienne. Une fois encore, la réalité marseillaise semble très éloignée de l'épouvantail politico-médiatique en faisant "la ville la plus dangereuse de France".

Photo : capital.fr

lundi, février 24 2014

Victimation et sentiment d'insécurité sur un campus universitaire (Luminy, Marseille)

luminy.jpgCette recherche de l’Observatoire Régional de la Délinquance et des Contextes Sociaux (ORDCS) constitue à notre connaissance le seul diagnostic de sécurité réalisé sur un campus universitaire en France par une équipe de chercheurs en sciences sociales.
Aix-Marseille Université est aujourd’hui une des plus jeunes universités de France, c’est aussi la plus grande au regard du nombre de ses étudiants, de ses personnels et de par son budget. Quant au campus de Luminy, qu’ils soient étudiants, enseignants chercheurs, chercheurs ou personnels administratifs et techniques, on compte 14 000 personnes susceptibles d’être présents sur le site quotidiennement.
Nous avons privilégié une double approche, à la fois quantitative et qualitative. La première partie de notre enquête a consisté en la passation d’un questionnaire à un échantillon représentatif d'usagers de tout type travaillant au sein des différentes composantes du campus. L’enquête a été passée auprès de 409 personnels et 529 étudiants, soit 938 personnes fréquentant quotidiennement le campus.
Parallèlement à l'enquête par questionnaire, nous avons effectué une enquête de terrain, durant deux mois, par entretiens individuels et observations in situ.

Photo : ueeh.net

lundi, décembre 2 2013

Trafics et trafiquants de drogues à Marseille

cite_marseille.jpgL’idée générale de cette recherche était de croiser une étude approfondie de dossiers judiciaires avec une enquête de terrain afin de mieux cerner les biographies des trafiquants et de mieux comprendre le fonctionnement des réseaux.
La recherche sur les dossiers judiciaires a été réalisée au tribunal de grande Instance de Marseille. Nous y avons d’abord dépouillé les minutes des procès pour trafics de drogues jugés pendant trois années récentes : 2009, 2010 et 2011. Puis nous sommes entrés dans l’analyse véritable des archives judiciaires, en dépouillant l’intégralité des dossiers jugés dans la seule année. Enfin, nous avons complété ce travail par des entretiens avec les magistrats spécialisés ainsi qu’avec un enquêteur de police judiciaire.
La recherche de terrain a été réalisée sur le quartier de XXX, un des lieux historiques du trafic de drogues à Marseille. L’enquêtrice y bénéficie d’une implantation de longue date en qualité de travailleur social. Ceci lui donne une connaissance et une reconnaissance de la population lui permettant de bâtir des relations de confiance et de confidence avec nombre d’habitants, parmi lesquels des jeunes gens impliqués dans le trafic de drogues. Ses entretiens et ses observations directes lui ont ainsi permis de reconstituer des portraits en forme de récits biographiques plus ou moins partiels mais largement suffisants pour pénétrer les conditions de vie ainsi que l’état d’esprit des intéressés.

Photo : lesinrocks.com

samedi, novembre 30 2013

Délinquance et criminalité à Marseille : fantasmes et réalités

Photo_Marseille.jpgA chaque règlement de comptes ou presque, les médias font mine de découvrir la réalité du banditisme. Certes, les règlements de comptes meurtriers entre malfaiteurs connaissent depuis quelques années un léger regain d’intensité sur fond notamment de concurrence exacerbée sur le marché des drogues. Certes encore, selon les statistiques de police, plus d’un tiers des « règlements de compte entre malfaiteurs » enregistrés en France par la police judiciaire a eu lieu dans la seule région marseillaise ces dernières années. Cependant tout cela n’a rien de nouveau et s’enracine à l’inverse dans une longue histoire. Sur les quarante dernières années, tous les discours annonçant l’irruption d’une « nouvelle violence » et de « nouveaux bandits » totalement différents de leurs prédécesseurs procèdent du fantasme et de l’ignorance.
C’est probablement au tournant du XIXe siècle qu’une « économie criminelle » émerge à Marseille en raison principalement de la compétition pour l’exploitation de la prostitution en centre-ville. Cela est dû au fait que Marseille est devenue un port international. Des trafics vont s’organiser en lien avec les colonies et les protectorats français et vont perdurer jusqu’au XXe siècle. Au trafic de drogues s’ajoute le trafic d’armes à feu. Un nouveau banditisme lié à la communauté corse voit le jour. Bien organisé, souvent instruit, connaissant les lois et employant des avocats chevronnés, il bénéficie de protections politiques importantes.

mercredi, mai 15 2013

A Marseille, dans le shit jusqu'au cou

Gangsta.jpgInquiet comme le méchant d'un western-spaghetti, un gamin qui se laisse pousser un fin duvet sur le menton pour essayer de tromper son monde, poireaute devant la cité des Micocouliers (14e), sans réellement savoir qui craindre le plus. Les flics ou les concurrents ? Les premiers interpellent, les seconds flinguent. Des minots de son âge, depuis deux ans, il faut plus d'une main pour compter ceux qui ont été abattus dans la guerre que l'on se livre ici pour un réseau de stups qui perd en attractivité commerciale. Dernier en date, Iskander, criblé de 23 balles au volant d'une voiture non loin d'ici, jeudi dernier.
Si au début, vers la fin 2010, les clans qui s'opposaient étaient clairement définis, depuis, trahisons, vengeances, prises d'indépendance, OPA agressives sur d'autres réseaux, endettements et intimidations de la dernière chance ont mélangé les ennemis dans un shaker percé d'où jaillit trop souvent le sang d'un jeune du coin. Et celui qui joue les guetteurs aujourd'hui n'est pas tranquille. On a pu lire çà et là que le réseau des Micocouliers fait rentrer un chiffre d'affaires de 35 000 euros par jour. Ce qui correspondrait à un client toutes les minutes environ pendant les 12 heures d'ouverture du plan stups. En une heure en cette fin d'après-midi, pas un n'est venu sortir son oseille. Le chiffre d’affaires du réseau des Micocouliers doit être devenu dérisoire. Mais où l'on n'est pas pour autant prêt à céder la place.

Photo : Philippe Pujol (DR)

mercredi, octobre 12 2011

Banlieues et Islam : deux rapports au destin médiatique très différent

Photo_Marc_Laapage.jpgC'était la Une du journal Le Monde daté du 5 octobre : « Banlieues, Islam : l'enquête qui dérange ». A l'intérieur, on découvre quelques résultats d'une enquête manifestement très sérieuse dirigée par Gilles Kepel (Sciences Po Paris) et financée par l'Institut Montaigne avec de gros moyens. Certes, ce chercheur - spécialiste de l'Islam - constate comme tout le monde « un renforcement du référent religieux » dans les quartiers pauvres, à commencer par le commerce halal et les mariages endogamiques. Mais il explique que « cette revendication identitaire ne doit pas être prise au pied de la lettre ; elle est aussi une manière de demander son intégration dans la société, pas forcément de rompre avec elle ». De plus, à la question « qu'est-ce qui vous frappe le plus à Clichy et Montfermeil ? », l'universitaire répond « d'abord l'ampleur du problème de l'emploi ». Enfin, il termine en insistant avant tout sur l'école et l'éducation. En résumé, il semble que ce rapport (dont seul le résumé est accessible en ligne) rejoigne les constats que nous (les sociologues) faisons depuis des années. Dès lors, on ne comprend pas pourquoi Le Monde a choisi ce titre, on ne comprend pas en quoi cette enquête « dérange ».
Au même moment, à quelques centaines de kilomètres de là, deux autres chercheurs publiaient de leur côté un rapport intitulé Les Marseillais musulmans, qui connaissait, lui, un tout autre traitement médiatique...

Illustration : DR Marc Laapage

mercredi, mai 25 2011

Marseille cherche policiers désespérément

Photo_Marseille_Marionzetta.jpgLa ville de Marseille s'apprête à tenir lundi 30 mai un Conseil municipal extraordinaire au cours duquel sera débattue à huis clos la question de la sécurité, en présence des élus mais aussi du préfet des Bouches-du-Rhône, du préfet de police et du procureur de la République. En jeu notamment la question de la présence policière dans les rues et le projet d'installation de 1 000 caméras de vidéosurveillance. Il est probable que certains diront que le second répondra à la première, autrement dit que les caméras permettront de garder des yeux là où les policiers ne les ont plus. C'est le credo du gouvernement et d'une partie des élus marseillais, à droite mais aussi à gauche où l'on pratique apparemment une certaine surenchère sur la sécurité. C'est pourtant une croyance que relativisent fortement les recherches (voir notre dossier).
Quoi qu'il en soit, à quelques jours d'intervalle, en ce mois de mai 2011, trois voix sont venues indiquer que la ville de Marseille comptait de moins en moins de policiers.

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