Photo_s_i_n_h_a_flickr.jpgDans une petite commune proche de Béziers, une collégienne de 13 ans est décédée hier d'un traumatisme crânien. Elle a été battue par le frère d'une autre élève, âgé lui de presque 15 ans et qui est mis en examen pour « coups et violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Comme souvent, ce fait divers dramatique fait l'objet d'une forte couverture médiatique (et peut-être bientôt une récupération politique ?). Et, comme toujours, faute de connaissance du fond du dossier (l'enquête démarre à peine), la plupart des commentaires viennent plaquer des généralités sur ce cas particulier : augmentation permanente de la violence, rajeunissement des auteurs, durcissement des relations entre garçons et filles... Pourtant, les données disponibles ne confirment pas voire contredisent singulièrement ces généralités. Les homicides non seulement n'augmentent pas, mais de surcroît baissent fortement dans la société française depuis un quart de siècle. Et leurs auteurs sont très rarement des mineurs.