Image_voiture_brulee_lemonde.fr.jpgLa polémique qui s’est développée autour du comptage des voitures incendiées dans la nuit du 31 décembre nous a incité à nous replonger sur le sujet et à mener une petite enquête, en interrogeant une douzaine de nos contacts (principalement ici des policiers et des responsables associatifs de quartier). Le résultat nous inspire les cinq réflexions qui suivent.
1) Sur l’emprise toujours croissante de la communication politique au ministère de l’Intérieur. C’est un singulier paradoxe que de prétendre à la transparence et à la gouvernance par les chiffres tout en s’empressant d’en dissimuler certains. L’argument du risque de contagion médiatique invoqué par Brice Hortefeux ne tient pas. Il existe en effet des rivalités et des processus de surenchère entre quartiers voisins, il y a donc bien un risque d’amplification de ces processus par la médiatisation des voitures brûlées. Mais ceci n’est vrai qu’à l’échelle locale.