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samedi, décembre 24 2016

La vidéosurveillance ne protège pas les citoyens, n'en déplaise aux politiciens

FRANCE/Si certains en doutaient encore, l'enquête de Mediapart sur l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice prouve une fois de plus que la vidéosurveillance ne protège pas les citoyens de la criminalité. L'auteur de l'attentat de Nice ne s'est pourtant pas caché. Au contraire, il a effectué de nombreux repérages avec son camion de 19 tonnes, avant de passer l'acte. Le tout au nez et à la barbe du système de vidéosurveillance et de police municipale le plus important de France. Loin d'en tirer une quelconque leçon d'humilité ou de meilleure gestion, le maire de Nice, Christian Estrosi, qui a construit toute sa carrière politique sur la posture sécuritaire, poursuit en tentant de faire oublier son arrogance (au lendemain des attentats de Charlie-Hebdo, il avait déclaré lors d’un conseil municipal : « Je suis à peu près convaincu que si Paris avait été équipé du même réseau (de vidéosurveillance) que le nôtre, les frères Kouachi n’auraient pas passé trois carrefours sans être neutralisés et interpellés »). Il continue ainsi à faire dépenser à la ville des millions d'euros dans ce système, et même des centaines de millions pour la région PACA qu'il préside.

lundi, novembre 7 2016

De la vidéosurveillance à la vidéoverbalisation : une évolution majeure

panneau_videoverbalisation_marseille.jpgA quoi sert la vidéosurveillance de l’espace public, c’est-à-dire des rues de nos villes ? Dans un précédent article, nous avons étudié le cas d’une petite ville, dans une démarche de type ethnographique, décrivant de l’intérieur le fonctionnement du Centre de supervision urbaine (CSU). Au final, la vidéosurveillance était apparue essentiellement comme un outil de gestion urbaine de proximité n’ayant que peu de rapport avec la politique locale de sécurité et de prévention. Lorsqu’il s’agissait d’évaluer sa contribution à la lutte contre la délinquance proprement dite, nous nous étions toutefois heurté à l’impossibilité de mesurer précisément le rôle des images enregistrées dans la résolution des affaires. A l’occasion d’une recherche menée cette fois-ci dans une grande ville, nous pouvons proposer d’aller plus loin dans l’analyse du volet répressif. On découvre alors que le principal usage de la vidéosurveillance est en réalité désormais la vidéoverbalisation. Cet usage est autant massif que dissimulé car politiquement peu correct.

  • Demander une copie de cet article en écrivant à l'auteur : mucchielli (at) mmsh.univ-aix.fr

Photo : video-verbalisation.fr

lundi, avril 25 2011

A Nice, certains rendent encore hommage aux anciens de l'OAS

Image_livre_olivier_dard.gif« En dépit des multiples protestations provoquées par l'annonce par certaines associations proches de l'extrême droite de leur intention de célébrer le soulèvement contre la République des généraux à Alger en avril 1961, un tel rassemblement a eu lieu à Nice samedi 23 avril 2011, dans le jardin Alsace-Lorraine, devant le monument où est gravé le nom du chef des tueurs de l'OAS Roger Degueldre "symbole de l'Algérie française".
Le préfet a fait mine de considérer ce rassemblement comme illégal tout en ne faisant rien pour l'empêcher. Le maire (Christian Estrosi), qui avait accepté de fermer les grilles du jardin à la demande d'élus scandalisés, les a fait rouvrir afin de permettre au rassemblement de s'y dérouler.
La section de Nice de la LDH, en lien avec toutes les associations républicaines, prépare une rencontre sur le thème de la reconnaissance des réalités de cette période de notre histoire et de la réflexion sur ses conséquences aujourd'hui. Pour en finir avec la répétition des mythes et l'instrumentalisation des douleurs. » (extraits du communiqué)