logo_insee.gifEn moyenne entre 2005 et 2009, 86 % des hommes français âgés de 16 à 65 ans ont un emploi quand leurs deux parents sont français de naissance. Ils ne sont que 65 % quand au moins un de leurs parents est immigré et originaire d’un pays du Maghreb. L’écart de taux d’emploi est donc de 21 points. Pour les femmes, il est de 18 points (respectivement 74 % et 56 % de personnes en emploi). Les Français descendants directs d’immigrés du Maghreb sont en moyenne plus jeunes et ont des niveaux d’éducation plus faibles que ceux dont les deux parents sont français de naissance. Les différences en termes d’expérience, de diplôme, de situation familiale et de lieu de résidence n’expliquent toutefois qu’un tiers de l’écart des taux d’emploi : pour les hommes, le « déficit » d’emploi non expliqué par les différences de caractéristiques individuelles mesurées est de 14 points. Ce « déficit » d’emploi s’amenuise fortement lorsque le diplôme augmente pour les hommes, alors qu’il reste relativement stable pour les femmes. Une partie de ces écarts est due à l’existence de discriminations, mais il est impossible de faire la part exacte de ce qui peut être imputé à d’autres facteurs que l'enquête ne mesure pas. Par ailleurs, ces résultats accréditent plutôt l’idée que le « plafond de verre » dans l’accès à l’emploi concernerait davantage les femmes que les hommes dont les parents sont originaires du Maghreb.