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jeudi, janvier 6 2011

Être sans domicile ou presque dans les années 2000

Image_Insee_Premiere.gifEn France métropolitaine, dans la deuxième moitié des années 2000, 133 000 personnes étaient sans domicile : 33 000 en très grande difficulté (entre la rue et les dispositifs d’accueil d’urgence), 100 000 accueillies pour des durées plus longues dans des services d’hébergement social ou dans un logement bénéficiant d’un financement public. Par ailleurs, 117 000 personnes, également sans logement personnel, recouraient à des solutions individuelles (chambres d’hôtel à leurs frais ou hébergement par des particuliers). En outre, 2,9 millions de personnes vivaient dans des logements privés de confort ou surpeuplés, le cumul des deux insuffisances concernant 127 000 personnes.

jeudi, novembre 25 2010

La Défenseure des enfants rend son rapport 2010 en forme de cri d'alarme

Logo_defenseur_des_enfants.png Menacée de disparition au même titre que la CNDS, la Défenseure des enfants a rendu son rapport 2010 en forme de cri d'alarme : 8 millions de personnes dont environ 2 millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté avec un revenu inférieur à 950 euros par mois (la moitié d’entre elles vivant avec moins de 773 euros par mois après transferts sociaux). Ces enfants cumulent des inégalités au regard de leur logement (600 0000 enfants mal logés, 10 000 enfants vivant en CHRS, et 6 000 enfants de moins de 3 ans en centres maternels), de la prise en charge de leur santé, de leur parcours scolaire et du maintien des liens familiaux (143 800 enfants placés). Les effets de la précarité ont des conséquences lourdes sur la construction psychique et le devenir des enfants :
- L’absence de logement, le logement surpeuplé ou insalubre, l’hébergement d’urgence ont des conséquences directes sur leur scolarité, leur vie sociale et leur santé
- Les expulsions en hausse (10 000 par an) produisent chez les enfants des effets comparables à ceux de la guerre
- L’hébergement d’urgence fait éclater la cellule familiale
- Les difficultés d’emploi des parents sont un frein au logement et fragilisent d’autant la vie sociale et familiale
- La perte de l’estime de soi des parents et des enfants
- La peur du regard des institutions et des travailleurs sociaux par rapport au risque de placement des enfants
- La difficulté à se mobiliser dans les apprentissages scolaires du fait de la nécessité de soutenir la vie familiale
- Le déterminisme social dans les orientations scolaires (moins d’ambition personnelle et restriction des choix d’orientation).