Keyword - Privatisation

Fil des billets

dimanche, avril 24 2011

Petite enquête sur le coût de la vie en prison

Photo_prison_site_de_l__expansion.jpgLa réalité carcérale, très loin de la vision populaire du "logé, nourri, blanchi", est bien celle-là : la vie en prison coûte cher aux détenus, et l'argent, dedans plus encore que dehors, est le nerf de la guerre.
Le train de vie derrière les barreaux se joue déjà à l'épicerie - le "cantinage", dans la langue pénitentiaire. Chaque établissement assure évidemment un service gratuit de restauration à l'attention des prisonniers, mais il héberge en plus un véritable supermarché très tentant pour chacun d'eux. Le détenu ne flâne pas dans les rayons pour comparer les prix, non : il coche les produits souhaités sur un catalogue.

vendredi, mars 18 2011

Le Conseil constitutionnel a bien mis un coup d’arrêt à une certaine dérive sécuritaire

Photo_Justice_par_Eric_E._Johnson_sur_flickr.jpg La décision du Conseil constitutionnel en date du 10 mars 2011 mérite que l’on s’y attarde, même si l’on est pas spécialiste de cette juridiction singulière et des débats qu’elle a suscité ces dernières années, notamment quant à sa composition. Cette décision constitue en effet, à certains égards, un coup d’arrêt à la dérive sécuritaire enclenchée en 2002 et accélérée de nouveau après 2007.
Certes, la Conseil a censuré 13 articles de la loi d’orientation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI 2), ce qui est peu dans l’ensemble (142 articles). C’est l’argument quantitatif mis en avant par les thuriféraires de cette loi. Mais la lecture des motivations de la censure (les « considérant ») révèle les principes fondamentaux de la République que le Conseil a jugé bafoués par le pouvoir actuel. C’est à ce titre que la décision est importante.

Lire la suite...

mardi, janvier 11 2011

Un risque de privatisation des pompiers ?

Image_camion_pompiers.gifSelon le GSSIAP (Groupement des professionnels des Services de Sécurité Incendie et d’Assistance à Personnes), il existe en France un risque de privatisation partielle de la sécurité civile. C'est ce qu'il dénonce dans un communiqué du 10 janvier : "Malgré l’interdiction du cumul d’activité imposée clairement par les textes, des sociétés entrainées par des lobbyistes refusent d’appliquer la loi en vigueur allant même jusqu’à faire une lettre ouverte au Ministre de l’intérieur afin de jeter le discrédit sur les prises de position du Bureau de Police Administrative (Ministère de l’intérieur) qui, à de nombreuses reprises, a rappelé aux sociétés de sécurité privées qu’elles ne peuvent pas proposer de prestation de sécurité incendie. Sauf si celles-ci se spécialisent et n’effectuent que cette prestation". Le député PS Jean-Jacques Urvoas a du reste officiellement saisi le ministre de l'Intérieur par le biais d'une Question écrite (n° 97646) publiée au Journal Officiel le 11 janvier 2010.

jeudi, décembre 9 2010

Où va le service public de la santé ?

photo_www.lepost.fr.jpgAu lendemain de l’adoption par le Parlement français, le 25 juin 2009, de la loi hôpital, patients, santé, territoires (HPST), la ministre de la santé Roselyne Bachelot, en visite au CHU d’Angers, affirmait que le système hospitalier « crée de l’emploi ». Et d’ajouter : « En 2008, ce ne sont pas moins de vingt-cinq mille embauches qui ont été réalisées dans les hôpitaux français ». Quinze mois plus tard, le 2 octobre 2010, il a suffi d’un arrêt de travail de trois infirmières pour que l’hôpital Tenon, à Paris, soit contraint de fermer son service des urgences pendant tout le week-end, mettant en grande difficulté les hôpitaux voisins de Saint-Antoine et Saint-Louis, déjà saturés faute de personnel.