FRANCE/Depuis les attentats de janvier 2015, les prisons focalisent l’attention des autorités françaises, pressées de combattre la « radicalisation » des détenus et le prosélytisme islamique à l’œuvre en leur sein. Quelques jours après les attaques de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, Manuel Valls présentait un plan de lutte contre le terrorisme (PLAT). Celui-ci proposait, pour le volet pénitentiaire, la mise en place d’un processus d’évaluation de la dangerosité des détenus « radicalisés » et le regroupement de ces derniers dans des unités dédiées (UD), à la suite de l’expérimentation menée dans le centre pénitentiaire de Fresnes depuis octobre 2014. Après la formation des personnels de l’administration pénitentiaire chargés accueillir les détenus, le programme visait aussi à mettre en place des entretiens individuels et des groupes de parole avec les prisonniers. Les premiers résultats sont pour le moins mitigés.