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mercredi, avril 6 2011

Le pourcentage de « musulmans » a-t-il augmenté par rapport à 1905 ?

Photo_la_priere_par_telomi_sur_flickr.jpgIl y a une quinzaine de jours, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, déclarait que « Les Français, à force d’immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux ». Le 4 avril, il ajoutait : « en 1905, il y avait très peu de musulmans en France, aujourd’hui il y en a entre 5 et 6 millions », et il a ajouté que « cet accroissement du nombre de fidèles et un certain nombre de comportements posent problème ». Etonnante méconnaissance de l'histoire de France pour qui s'en pique, comme l'a relevé la LDH de Toulon.
Le recensement du 5 mars 1906 donne pour la population de la France métropolitaine 39,3 millions d'habitants. Mais, à l’époque, l’Algérie c’était la France – elle était constituée de trois départements français : Alger, Oran et Constantine. Pour obtenir la population totale de la France, il faut donc ajouter à la population métropolitaine celle de l’Algérie au même recensement, soit, 5,2 millions d'habitants dont 4,5 millions d'« indigènes musulmans » également « sujets français ». En négligeant le nombre de musulmans vivant en métropole, on arrive donc à 4,5 millions de musulmans sur une population totale (métropole + Algérie) de 44,5 millions d’habitants. Ce qui correspond à une proportion de 10 % dans la France de 1905. Et ce qui est supérieur à l'estimation dans la France actuelle (5 à 6 millions de personnes, soit 8 à 9,5 % de la population totale), en sachant que ce chiffre ne tient aucun compte de la croyance réelle dans l'Islam et encore moins de la pratique. Les musulmans pratiquants seraient en réalité deux fois voire trois fois moins nombreux selon la dernière enquête de l'INED.

Illustration : telomi - flickr - licence cc

mercredi, décembre 15 2010

L'INSEE fait enfin le point sur la population des ZUS

Image_Insee_Premiere.gifLes zones urbaines sensibles (ZUS) comptaient 4 361 000 habitants en 2006, dont 204 600 dans les départements d’outre-mer. Contrairement à la population générale, la population des 717 ZUS métropolitaines a diminué de 2,3 % depuis 1999. Désormais, à peine 7 % de la population réside en ZUS. La répartition est cependant inégale. La part de la population résidant en ZUS est maximale à La Réunion et en Guyane, autour de 15 % ; elle dépasse 10 % dans le Nord - Pas-de-Calais, en Île-de-France et en Corse. À l’inverse, elle est inférieure à 3 % en Bretagne, dans le Limousin et en Midi-Pyrénées.
La population des ZUS est plus jeune que la population générale, elle compte davantage de familles nombreuses et de familles monoparentales, elle compte deux fois plus d'étrangers, de Français par acquisition et d'immigrés que dans les unités urbaines englobantes.
Le niveau de formation de la population s’est accru dans les ZUS, mais moins vite que dans le milieu urbain englobant. Dans les ZUS, la moitié des habitants ne disposent d’aucun diplôme supérieur au brevet des collèges, contre un tiers dans les unités urbaines englobantes. Cet écart a augmenté de 2,6 points entre 1999 et 2006. La part des diplômés universitaires reste deux fois plus faible en ZUS.
Dans les ZUS, le taux d’activité des 25-49 ans est inférieur de 7,2 points à celui observé dans les unités urbaines englobantes. La différence est plus prononcée pour les taux d’emploi, particulièrement chez les femmes et les étrangers. 34,5 % des étrangères de 25 à 49 ans sont en emploi en ZUS, contre 60,0 % dans leurs unités urbaines et 76,2 % des Françaises du même âge des mêmes unités urbaines.