Logo_Le_Monde.jpgRentrant de son séjour irakien en Italie, le 8 mars, le pape François a fait savoir sa joie d’avoir pu effectuer un voyage à l’étranger après tant de « mois de prison ». Cette expression, qui fait écho à celle employée en France par de nombreux résidents d’Ehpad privés de sortie par décision ministérielle pendant près d’un an jusqu’au 12 mars, dit beaucoup de l’intensité inouïe des restrictions de liberté mondialement accumulées, à des degrés divers, depuis le début de la pandémie en mars 2020.
Notre pays a été à l’avant-garde des mesures qui ont le plus contraint les libertés individuelles et collectives au nom de la préservation de la santé publique, avec un résultat pour le moins mitigé, puisque par exemple le nombre de morts du Covid-19 par million d’habitants (1 370) était, au 10 mars, supérieur à celui de la Suède (1 291) et même à celui du Brésil (1 263), où, pourtant, des stratégies sanitaires diamétralement opposées à la nôtre ont été mises en œuvre.