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mercredi, janvier 29 2014

L’argent et le policier

Claude_gueant_en_garde_a_vue_en_decembre_2013.jpegToutes les polices du monde sont confrontées aux problématiques d’argent dans leur activité professionnelle. Si l’on ose un raccourci sommaire sur l’activité policière, elle tourne autour d’une déviance qui se concentre sur le profit financier illégal, l’usage des stupéfiants et les infractions pulsionnelles : sexe, violence. La plupart des policiers du monde ont donc à traiter des infractions contre les biens et à un moment ou à un autre ils peuvent découvrir, saisir ou garder des valeurs. Régulièrement ces valeurs peuvent revêtir la forme la plus courante : l’argent liquide.
En France, si les forces de sécurité ne sont pas connues pour être particulièrement corrompues, il n’en reste pas moins que le policier peut être amené à manipuler des sommes importantes d’argent liquide.

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mardi, mars 29 2011

Pas de justice sans moyens (le rire jaune des magistrats)

Image_petite_annonce_pas_de_justice_sans_moyens.jpg Les jeunes magistrats ont de l'humour et on rirait volontiers si la situation n'était pas accablante pour la démocratie française. Voici un extrait du communiqué de l'Association des jeunes magistrats (AJM) qui participait avec 25 autres organisations du monde judiciaire, greffiers, fonctionnaires, conseillers d’insertion et de probation, éducateurs, avocats et magistrats à une manifestation ce 29 mars pour dénoncer leur manque de moyens.
« Rapportées aux véritables moyens de la Justice française, les dernières annonces du Ministre de la Justice paraissent bien insuffisantes. Les professionnels de la Justice ont toujours eu à coeur de faire fonctionner l’institution dans un contexte de pénurie de moyens ; au point même parfois d’aller à l’inverse de ce que préconise la loi. Mais la mise en cause en février dernier des magistrats et des conseillers d’insertion et de probation de Nantes dans le drame de Pornic leur a brutalement rappelé que le pouvoir exécutif les tient pour responsables de ce manque de moyens. Ceci est inacceptable. Nous autres, jeunes magistrats, refusons de subir les conséquences des dysfonctionnements de la Justice lorsque ceux-ci ont été créés par l’inertie des gouvernements et du législateur. A l’occasion d’une nouvelle mobilisation nationale et afin de tenter de faire prendre conscience aux citoyens de l’état lamentable de leur Justice, l’AJM passe dans Libération des petites annonces. Quel que soit le secteur, la Justice est partout en situation critique ».
D'autres initiatives sont à signaler, comme celle des syndicats de professionnels de la justice du Val-de-Marne qui lancent une « opération transparence » pour témoigner des effets de ce manque de moyens.

mardi, janvier 11 2011

Un risque de privatisation des pompiers ?

Image_camion_pompiers.gifSelon le GSSIAP (Groupement des professionnels des Services de Sécurité Incendie et d’Assistance à Personnes), il existe en France un risque de privatisation partielle de la sécurité civile. C'est ce qu'il dénonce dans un communiqué du 10 janvier : "Malgré l’interdiction du cumul d’activité imposée clairement par les textes, des sociétés entrainées par des lobbyistes refusent d’appliquer la loi en vigueur allant même jusqu’à faire une lettre ouverte au Ministre de l’intérieur afin de jeter le discrédit sur les prises de position du Bureau de Police Administrative (Ministère de l’intérieur) qui, à de nombreuses reprises, a rappelé aux sociétés de sécurité privées qu’elles ne peuvent pas proposer de prestation de sécurité incendie. Sauf si celles-ci se spécialisent et n’effectuent que cette prestation". Le député PS Jean-Jacques Urvoas a du reste officiellement saisi le ministre de l'Intérieur par le biais d'une Question écrite (n° 97646) publiée au Journal Officiel le 11 janvier 2010.

jeudi, décembre 9 2010

Où va le service public de la santé ?

photo_www.lepost.fr.jpgAu lendemain de l’adoption par le Parlement français, le 25 juin 2009, de la loi hôpital, patients, santé, territoires (HPST), la ministre de la santé Roselyne Bachelot, en visite au CHU d’Angers, affirmait que le système hospitalier « crée de l’emploi ». Et d’ajouter : « En 2008, ce ne sont pas moins de vingt-cinq mille embauches qui ont été réalisées dans les hôpitaux français ». Quinze mois plus tard, le 2 octobre 2010, il a suffi d’un arrêt de travail de trois infirmières pour que l’hôpital Tenon, à Paris, soit contraint de fermer son service des urgences pendant tout le week-end, mettant en grande difficulté les hôpitaux voisins de Saint-Antoine et Saint-Louis, déjà saturés faute de personnel.